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| Le taux de raccordement au gaz naturel n’excède pas 36 % en Algérie par T. Gacem, Le Jeune Indépendant, 29 janvier 2005 En ces temps de froid peu commun qui traverse le pays, la tension se fait de plus en plus ressentir sur le gaz butane dans les villes et localités non raccordées au gaz naturel. Et le nombre de foyers qui ne sont pas raccordés est bien plus important que celui des foyers qui le sont. En effet, le taux de raccordement au gaz naturel n’excède pas les 36 %. Le reste, soit 64 %, est obligé de se rabattre sur le gaz butane, mais aussi sur le gasoil pour se réchauffer. Et les dernières augmentations des prix qui sont intervenues en ce mois de janvier ne sont pas faites pour leur «faciliter la vie». Ce sont évidemment les plus démunis qui en paient le plus lourd tribut, avec un pouvoir d’achat qui ne cesse de se dégrader. Non seulement le prix officiel a augmenté, faisant passer le prix de la bouteille de gaz de 180 à 200 dinars, mais à cela est venue s’ajouter la spéculation des revendeurs, qui cèdent la bonbonne à des prix pouvant atteindre les 700 dinars dans certaines régions du pays. Le prix du gasoil a lui aussi augmenté de 1 dinar, faisant passer le litre à 13,70 dinars. Et pour ceux qui en consomment régulièrement par dizaines de litres - surtout dans le monde rural - pour se prémunir contre le froid glacial de cet hiver, la facture ne peut qu’être salée. Actuellement, le gaz naturel représente 62 % de la consommation nationale d’énergie. Avec 26 000 km de réseau réalisés, Sonelgaz dessert quelque 1,7 million de clients. Les ventes totales de gaz, toutes pressions confondues, ont atteint en 2003 près de 4,7 milliards de mètres cubes. Le gaz naturel est présent dans un peu plus de 300 localités à l’échelle nationale (contre 11 localités à l’indépendance), selon les statistiques de cette société. Pour permettre l’alimentation des villes éloignées du réseau de transport, Sonelgaz a opté pour la solution alternative qu’est la distribution de propane. Les premières installations ont été réalisées en 1983. Depuis, neuf villes, dont deux villes côtières (les autres étant situées dans le sud su pays), sont alimentées en propane. Certaines sont en cours de mise en service. Pour les années à venir, les consommations de gaz, notamment dans le secteur domestique, évolueront avec un taux moyen annuel de 6 %, tandis que l’évolution dans le secteur industriel est estimée à 2,6 %. T. G.
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www.algeria-watch.org
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