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EXPLORATION ET EXPLOITATION DE CINQ BLOCS Sonatrach s’associe aux géants pétroliers mondiaux Le Quotidien d'oran, 23 décembre 2003 L’entreprise nationale des hydrocarbures, Sonatrach, vient de conclure cinq accords pour l’exploration et l’exploitation de cinq blocs. La cérémonie de signature des ces accords a eu lieu, hier, à Alger, en présence du ministre de l’Energie et des Mines, du P-DG et du vice-président de Sonatrach, de ses cadres et des représentants des firmes étrangères qui ont raflé ces importants marchés, suite à un appel d’offres lancé dernièrement. Et suite à l’ouverture des plis qui a eu lieu le 6 décembre dernier, 4 sociétés, dont 2 consortiums, ont été retenues pour mener des travaux d’exploration et d’exploitation des blocs en association avec Sonatrach. Il s’agit «du chinois CNPC, de la compagnie canadienne Petrocanada, du consortium formé par Repsol (Espagne), RWEDEA (Allemagne) et Edison (Italie) et d’un autre groupement composé du français Total et de l’espagnole Cepsa». La société chinoise, à elle seule, a raflé deux contrats. Ils portent, à titre de précision, sur des «travaux d’acquisition sismique» et de forage de quatre puits dans les périmètres de Tliouanet dans le bassin du Cheliff et de Guern Ech-Cheikh dans le bassin d’Oued Mya. Le coût de ces deux investissements est respectivement de 16,6 et 15 millions de dollars. Le contrat signé entre Sonatrach et Petrocanada et dont l’investissement est estimé à 17 millions de dollars, porte sur l’acquisition, également, de travaux sismiques et le forage de 2 puits au niveau du bassin d’Amguid Messaoud. Quant au premier consortium et pour un investissement plus important de 22,5 millions de dollars, il prévoit «des travaux d’acquisition sismique et le forage de 3 puits», dans la bassin d’Ahnet. Enfin, le contrat de Sonatrach avec Total et Cepsa, représentant un investissement de 8,5 millions de dollars et porte sur «des travaux de prospection et d’exploration et le forage d’un puits» à Béchar. Le montant global des investissements pour ces cinq projets est de 89,75 millions de dollars. Le P-DG de Sonatrach, M. Mohamed Meziane, a fait remarquer, à l’issue de la cérémonie de signature de ces contrats, que «le nombre des compagnies qui expriment leur intérêt pour nos blocs s’est considérablement accru ces trois dernières années». Pour preuve, il précise que c’est pas moins de «22 contrats de partage de production qui ont été conclus», dont ceux d’hier. Et au ministre de l’Energie, Chakib Khelil, d’indiquer sur ce même chapitre qu’en 2003 le nombre de forages menés est de 40, contre 29 en 2002. Pour 2004, l’on prévoit une cinquantaine d’autres forages. Ce qui lui fait conclure que «l’Algérie verra, dans les années à venir, une multiplication des découvertes». Chose, ajoute le ministre, qui aura, inéluctablement, «un impact sur la production de l’Algérie», d’autant plus, explique-t-il, que «nos capacités sont sous-exploitées». Il suffit de savoir, à ce propos, signale le premier responsable du secteur de l’énergie, que «l’Algérie explore une moyenne de 8 puits sur 10.000 km², alors que la norme mondiale est de 100 puits/10.000 km²». Toutefois, M. Chakib Khelil demeure persuadé que «même sans nouvelles découvertes, l’Algérie atteindra en 2005 un niveau de production de 1,5 million de barils/jour». Une fois en exploitation, ces nouvelles découvertes permettront à l’Algérie de produire 2 millions de barils/jour, ajoute le ministre. En matière de gaz, il explique que «les capacités nationales sont très importantes et que cet état de fait permettra d’augmenter les exportations de 62 à 85 milliards de m3/an, avant 2010». Cette capacité peut atteindre, avec l’entrée en production des nouveaux gisements, 110 milliards de m3/an d’ici 2015. Entre temps, indique-t-il, «Sonatrach doit sortir des sentiers battus» et continuer «le processus d’exploration». La firme nationale des hydrocarbures, ajoute-il, va clore cette année avec une recette qui dépasse les 24 milliards de dollars. Soit, «une hausse de 6 milliards de dollars, par rapport à l’année écoulée». Des résultats plus que satisfaisants pour la compagnie nationale qui a désormais l’ambition d’acquérir de nouveaux marchés et de renforcer ceux où elle est déjà présente. A ce titre, révèle le ministre de l’Energie, le marché américain «peut être aussi important que celui de l’Europe». Actuellement, «Sonatrach a 22% du marché américain de GNL», dira le ministre. Il est utile de signaler que les cinq contrats signés hier par la compagnie nationale pour l’exploration et l’exploitation de cinq blocs font, en fait, partie de 12 blocs dont 2 en Off Shore (en mer). Mais ces derniers ne trouvent pas acquéreurs et cela, selon les spécialistes, sera difficile. En plus du coût de leurs explorations jugé élevé (25 millions de dollars d’investissements pour un puits en Off Shore contre une dizaine de millions de dollars pour un puits On Shore, la sismicité au nord du pays n’est pas, également, de nature à attirer les compagnies pétrolières. Un point soulevé par le P-DG de Sonatrach qui a tenu à rassurer que des efforts seront consentis pour «convaincre davantage du potentiel réel et du risque relatif des blocs Off Shore par exemple». S’agissant des autres blocs qui n’ont pas reçu de soumission, bien qu’ayant fait l’objet d’un second appel d’offres, des sources de la compagnie nationale ont indiqué que la direction d’exploration aurait pris la décision de consulter les firmes étrangères sur le choix même des blocs, avant de lancer l’appel d’offres. Ghania Amriout
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www.algeria-watch.org
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