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L’espagnol Gas Natural aurait à verser 1,5 milliards € à SonatrachMaghreb Emergent, 17 Août 2010 Après trois ans de procédure, la cour d’arbitrage de Paris a donné raison à Sonatrach dans ses demandes d’une augmentation du prix du gaz vendu à l’Espagne. Gas Natural qui a fait preuve d’une grande rigidité face à Sonatrach « analyse » la décision arbitrale. Ses marges de manœuvres sont réduites. Un quasi-accord rejeté par Gas NaturalAu début de l’année 2009, l’ancien ministre de l’énergie avait révélé qu’a l’issue d’une réunion à Alger avec Bernardino Leon, secrétaire d'État espagnol d'Affaires Extérieures, « nous avons considéré que nous avons presque trouvé une solution mais à son retour en Espagne, M. Bernardino Leon n'a pas trouvé un appui de Gas Natural pour cette solution… ». Avant la saisine de la Cour d’arbitrage de Paris en 2007, Sonatrach avait mené des négociations avec Gas Natural en 2005 sur une révision à la hausse du prix du gaz acheminé vers l'Espagne par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) reliant l'Algérie à l'Espagne via le Maroc, en application des clauses dites « de bouleversement » et de « flexibilité » . La demande d’une augmentation du prix du gaz livré à l’Espagne (9 milliards de m3 par an) était motivée par la forte hausse des prix du pétrole sur lequel le gaz est indexé. L’Algérie demandait une augmentation de 20% sur les prix en deux étapes afin disait-on de «limiter l'impact de ce réajustement sur le consommateur final espagnol ». Le refus de Gas Natural a rendu inévitable le recours à l’arbitrage qui vient ainsi de donner raison à Sonatrach sur son interprétation des clauses de « bouleversement » et de « flexibilité » contenu dans le contrat. L’ancien ministre algérien de l’énergie, Chakib Khelil, entendait d’ailleurs ne pas stopper la procédure arbitrale même en cas d’accord sur le prix. « Si l’on veut trouver un accord à l’amiable sur l’aspect des prix ou celui de la compensation, on peut ne laisser à l’arbitrage que la question de l’interprétation de la clause de flexibilité et de celle dite de bouleversement ». L’arbitrage sur Gassi TouilEn 2007, au moment de la saisine de la Cour d’arbitrage de Paris, le litige portait sur près de 760 millions d’euros en 2007. En incluant le différentiel pour les années 2007, 2008, 2009, le groupe énergétique espagnol pourrait avoir à payer la coquette somme de 1,5 milliards de dollars à Sonatrach. C’est le deuxième arbitrage entre Sonatrach et des entreprises espagnoles. La décision de Sonatrach d’annuler le contrat de Gassi Touil avec le consortium espagnol Repsol-Gas Natural a également était soumis au Tribunal international d’arbitrage basé en Suisse. Le consortium espagnol, qui mettait en avant une « décision politique » réclamait 1,6 milliards de dollars d’indemnité. Le groupe Sonatrach de son coté qui dénonçait un « fiasco industriel » réclamait au consortium espagnol 800 millions de dollars à titre de compensation pour les retards de réalisation du projet. Le Tribunal a rejeté toutes les demandes d’indemnisation. Il a déclaré que le contrat de Gassi Touil était « terminé conformément à ses clauses, sans obliger aucune des parties à indemniser l'autre comme conséquence de la fin de ce contrat ». Gas Natural a également engagé une procédure devant les juridictions espagnoles au sujet de Medgaz… |
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