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Le ministre de l’Énergie affirme que le dossier est entre les mains de la justice Chakib Khelil remet en cause l’enquête de l’IGF sur BRCPar : Meziane Rabhi, Liberté, 26 février 2007 En dépit des pressions, l’Algérie appliquera la taxe sur les superprofits, indique le ministre de l’Énergie et des Mines. “Seul le président de la République peut me demander de démissionner. Personne d’autre ne peut me suggérer de le faire ou pas.” Les propos du ministre de l’Énergie et des Mines, M. Chakib Khelil, tenus samedi soir, en direct, sur le plateau de la Télévision algérienne, sonnent comme une réponse à ceux, notamment le Parti des travailleurs, qui ont demandé son départ. Le ministre de l’Énergie et des Mines, au-delà des résultats du secteur, est revenu sur certaines questions qui ont fait couler beaucoup d’encre : l’affaire BRC et la loi sur les hydrocarbures. Le ministre de l’Énergie, pour la première fois, répond aussi à ceux qui l’accusent de détenir une double nationalité. “Je suis Algérien, je n’ai aucune autre nationalité, ni américaine, ni française. J’ai vécu 20 ans aux États-Unis, je suis resté Algérien et le seul passeport que j’ai est un passeport algérien”, souligne Chakib Khelil. BRC : “Tout le monde semble informé sauf moi” La loi sur les hydrocarbures amendée n’a pas subi des modifications de fond, explique le ministre. Les changements introduits dans la loi portent sur l’institution d’une taxe sur les produits exceptionnels et l'obligation faite pour Sonatrach de s’approprier 51% des actions au moins dans tous les accords conclus. Cependant, le dispositif fiscal n’a pas changé et la loi actuelle reste concurrentielle, et il permet à l’Algérie d’être compétitive en matière d’attractivité des investissements directs. Le ministre se dit étonné que les questions relatives à la taxe sur les profits exceptionnels viennent de la presse algérienne. “J’ai été aux États-Unis la semaine passée, les journalistes ne m’ont pas posé cette question, ni la presse espagnole”, regrette-t-il. Le ministre explique encore une fois, que la taxe sur les profits exceptionnels est une loi algérienne qui s’applique aux entreprises étrangères. La compagnie nationale a été chargée par l'État en tant qu'agent fiscal de l'application de cette taxe, étant partenaire de ces compagnies dans le cadre de la loi 86-14. Dans le cadre de la nouvelle loi, l’application est dévolue à l’Alnaft. “Les États-Unis et la Grande-Bretagne le font, pourquoi pas l’Algérie ?”, s’interroge le ministre en demandant à la presse “un peu de soutien”. En 2006, la production de l’Algérie en hydrocarbures a atteint 1,4 million de barils par jour contre 890 000 barils par jour en 2000. En matière d’investissement, on dépasse les 25 milliards de dollars US dans le domaine de l’exploration et la production. Le ministre a évoqué la réalisation de plusieurs projets, entre autres l’unité de production d’hélium et de l’azote à Skikda et la raffinerie d’Adrar (600 000 tonnes par ans). Le secteur a attribué 631 autorisations aux investisseurs privés ayant généré 3 milliards de DA en faveur du Trésor public. L’électricité, 7 nouvelles centrales électriques ont été réalisées d'une capacité globale de 2 600 MGW, la dernière est celle de Berrouaghia d'une capacité de 480 MGW qui sera réceptionnée ce trimestre. 13 stations de dessalement d’eau de mer sont en chantier, d’une capacité plus de 2 millions de mètres cubes. En 2006, les exportations en hydrocarbures sont estimées à 54 milliards de dollars, un record. 5 milliards de dollars constituent la part des associés provenant de la production du pétrole brut. Pas d’Opep du gaz Meziane Rabhi |
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www.algeria-watch.org
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