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Conférence stratégique : ils soulignent
l’exemplarité de leur partenariat avec Sonatrach
Les
géants pétroliers BP et Statoil tablent sur l’Algérie
Par
Ryad Nasrou Liberté, 24 juin 2004
Les perspectives de croissance des revenus du pays et des associés
de Sonatrach s’annoncent prometteuses à travers un développement
plus accru des ressources hydrocarbures, d’où un intérêt
pour le domaine minier national aujourd’hui beaucoup plus élargi.
La quatrième conférence stratégique sur les opportunités
d’investissement dans le secteur hydrocarbures s’est ouverte
hier. La séance de la matinée avait été consacrée à l’exposé des
réformes en cours dans le secteur de l’énergie ainsi
que des efforts de Sonatrach pour s’adapter à la globalisation
des marchés ainsi que pour consolider sa place parmi les plus
importantes compagnies pétrolières dans le monde à travers
un meilleur fonctionnement et une utilisation d’outils de gestion
pratiqués par les plus grandes compagnies internationales. Aux
performances physiques, s’ ajoutent des obligations de développement
durable. La séance de l’après-midi a vu la présentation
de communications de représentants de BP, de Statoil et d’Anadarko — actuellement
des acteurs majeurs dans le domaine minier national — sur leurs
activités en Algérie. Ottar Rekdal, vice-président
exploration et production à Statoil a abordé les importants
projets où Sonatrach, BP et Statoil sont partenaires : In Salah
et In Amenas. Il s’agit respectivement du troisième et du
quatrième projet le plus important de l’Algérie.
Le responsable de la compagnie norvégienne, parmi les premiers
exportateurs de gaz dans le monde, a indiqué que les champs de
gaz d’In Salah sont entrés en production et que le niveau
d’extraction va passer de 4 milliards de m3/an à 9 milliards
de m3 annuellement, soit la phase plateau, vers la fin de l’année.
Le gisement de gaz humide de In Amenas avec la même capacité de
production commencera à produire fin 2005, voire 2006. Les deux
projets vont assurer 20% des exportations de l’Algérie. “Nous
sommes très fiers de ce partenariat (Sonatrach- BP-Statoil), d’être
dans cette association”, dira M. Rekdal. En fait, Statoil table,
entre autres, sur l’Algérie pour augmenter la croissance
de ses réserves et de ses revenus. Il en est de même pour
BP, l’une des plus importantes compagnies pétrolières
dans le monde. Les deux partenaires de Sonatrach ont souligné l’exemplarité de
leur association. En termes de performances, de création de valeur
et de pratique Hse (hygiène, sécurité, environnement).
Le respect de l’environnement est très poussé. À In
Salah, pour la première fois dans le secteur, le CO2 est réinjecté,
participant ainsi à l’effort planétaire de réduction
des gaz à effet de serre.
Pour la compagnie américaine Anadarko, l’Algérie
reste un pays clé. Elle représente 14% de ses réserves.
Cette firme, 8e producteur de gaz en Amérique du Nord, a découvert
2 milliards de barils de pétrole en Algérie. C’est
le plus grand découvreur en association. Elle a investi 2 milliards
de dollars dans le pays, a indiqué Mac Liver, le patron d’Anadarko
en Algérie. La compagnie américaine récolte aujourd’hui
les fruits de ses efforts. L’association Sonatrach-Anadarko produit
plus de 250 000 barils/jour de pétrole. Son pic de production
pourrait atteindre plus de 600 000 barils/jour en 2008 (gisements d’El-Merk
et d’Ourghoud inclus). En 2007, l’association mettra en production
le gisement d’El-Merk (bloc 208) dont la capacité est estimée
aujourd’hui à 100 000 barils/jour de liquide. Son effort
d’exploration se poursuit en essayant de mettre au jour d’autres
réserves. Ces exemples de réussite exposées au cours
du séminaire de l’énergie fonctionne comme incitatif
pour d’autres investisseurs, l’objectif étant de booster
l’exploration et le développement des gisements pour atteindre
un niveau de production de 2 millions de barils/jour de pétrole
et l’exportation de 85 milliards de m3/an de gaz. En un mot, augmenter
de façon significative les revenus de l’Algérie à travers
le partenariat.
Enfin, M. Benhammou, chef de projet à Sonatrach a présenté le
projet intégré de Gassi Touil 2 auquel s’intéressent
de grandes compagnies internationales. L’investissement nécessaire
est estimé à 3 milliards de dollars. Il inclut les gisements
de Rhourde Nouss.
Le projet qui va du développement de gisements de Gassi Touil
et Rhourde Nouss, au transport, la réalisation d’une usine
de liquéfaction à Arzew d’au moins 4 millions de
tonnes annuellement à la commercialisation minimale à l’international
de 6,5 milliards de m3 de gaz/an. L’ouverture des plis, pour ce
projet majeur de Sonatrach, est prévue le 16 novembre 2004.
N. R.
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