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Du fait de la hausse des exportations d’hydrocarbures : 2,7 millions de barils supplémentaires produits en juin par l’Algériepar Safia Berkouk, Le Jeune Indépendant, 27 juin 2007 Selon des experts du marché pétrolier, la production de l’ensemble de l’organisation pétrolière, à l’exception de l’Iraq et de l’Angola, sera à la fin du mois en cours en progression de 26,8 millions de barils/jour (mb/j) contre 26,7 mb/j en mai. En revanche, en incluant ces deux pays, l’OPEP des 12 ne produirait en juin que 30,3 mb/j contre 30,5 mb/j en mai. D’après Conrad Gerber, consultant au sein de Petrologistics, l’Algérie aura produit à la fin du mois de juin 1,42 mb/j contre 1,33 mb/j en mai, soit une augmentation de 90 000 b/j, en raison d’une hausse attendue des exportations. La production de l’Iran devrait, quant à elle, connaître une progression moins importante que celle de l’Algérie, puisqu’elle devrait être de 50 000 b/j à la fin de juin, à 3,9 mb/j. Le Nigeria, qui est le plus gros producteur de pétrole en Afrique, devrait également afficher une légère hausse de sa production en juin pour passer de 1,98 mb/j en mai à 2,02 mb/j à la fin de ce mois. Quant à l’Arabie saoudite, le plus important producteur de pétrole au sein du cartel, sa production devrait reculer pour atteindre 8,65 mb/j en juin contre 8,74 mb/j en mai dernier. D’un autre côté, les experts de Center for Global Energy Studies ont estimé lundi que les prix du pétrole vont continuer à croître durant l’été si l’OPEP n’augmente pas sa production. «Le monde a besoin de plus de pétrole si l’on veut éviter une nouvelles hausse des prix», ont-ils souligné. Selon eux, les cours devraient enregistrer entre le premier et le deuxième trimestre 2007 une progression record puisqu’au 25 juin, le prix moyen sur le trimestre d’un baril de pétrole a pris environ 10 dollars. Le baril de brent de la mer du Nord a touché le 18 juin un plus haut record depuis le 28 août 2006, à 72,25 dollars. Le baril de «light sweet crude» est de son côté monté jeudi jusqu’à 69,85 dollars, un niveau plus vu depuis le 1er septembre dernier. «Cette hausse spectaculaire des prix du pétrole pourrait laisser penser que le monde manque de brut, et devrait apparaître comme un signe clair adressé aux membres de l’OPEP qu’ils doivent mettre plus de pétrole sur le marché», indiquent les responsables du CGES. Malgré les demandes répétées de pays consommateurs, l’OPEP a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle n’envisageait pas d’augmenter sa production dans l’immédiat et qu’elle attendrait sa réunion ministérielle de septembre pour évaluer le marché et décider de la marche à suivre. Selon ses dernières statistiques disponibles publiées ce mois-ci, l’OPEP aurait produit en mai 30,3 mb/j, soit 82 700 b/j de moins que le mois précédent. S. B. |
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www.algeria-watch.org
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