Gaz de schiste : Révélations sur le potentiel de l’Algérie

El Watan, 1er février 2015

L’Algérie dispose de 4940 trillions de pieds cubes (TCF) de réserves de gaz de schiste, dont 740 TCF sont récupérables sur la base d’un taux de récupération (TR) de 15%, selon des évaluations réalisées par Sonatrach avec des compagnies pétrolières internationales sur cinq bassins sahariens, précise à l’APS une source proche du groupe pétrolier national.

Ces réserves récupérables ont été calculées pour les prospects d’Ahnet, Timimoun, Mouydir, Illizi et Berkine. Avec un TR de 15%, l’Algérie occupe la 4e position mondiale en termes de ressources techniquement récupérables, juste après les Etats-Unis (dont le TR varie entre 20 et 50% selon les gisements), la Chine et l’Argentine, ajoute la même source, citant le rapport 2013 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur le gaz de schiste. En ce qui concerne les réserves à l’état liquide (pétrole, condensat...) dans les cinq bassins cités, elles s’élèvent à 248 milliards de barils.

La même source fait savoir que ces estimations de réserves d’hydrocarbures non conventionnels ont été obtenues grâce à un plan d’action pour l’évaluation du gaz de schiste, entamé en 2009 et devant s’étaler jusqu’à 2018-2020. Ces études d’évaluation du potentiel de gaz de schiste ainsi que la conception et l’exécution des opérations de fracturation et de stimulation des réservoirs de ce gaz non conventionnel ont été réalisées avec le concours des compagnies de services américaines.

Durant la première phase de ce plan, étalée sur 2009 et 2010, le groupe Sonatrach a réalisé une évaluation régionale en exploitant les données disponibles (cartographie sismique, diagraphies, indices de forage...). En 2009, Sonatrach a consolidé sa base de données en matière de schiste en acquérant des données complémentaires qui l’ont aidée à affermir les volumes en place le long des sections ciblées. Depuis 2011, Sonatrach mène une vaste opération d’évaluation du potentiel de gaz de schiste dans les bassins sahariens pour déterminer les zones les plus favorables pour l’implantation de projets pilotes.

C’est en 2013 que le groupe est passé à une autre étape, le forage de puits-pilotes afin de connaître, entre autres, la productivité de la formation et le type de fracs à réaliser, et faire l’évaluation économique du projet. Selon la même source, Sonatrach a retenu, pour cette étape, la réalisation de trois forages horizontaux dans le bassin d’Ahnet avec le concours de trois sociétés de services, sachant qu’elle a déjà fait appel aux services d’une première société pour le premier puits réalisé et devrait aussi se faire assister par une autre société pour le deuxième puits. Le projet-pilote d’Ahnet devrait s’achever fin 2015, affirme-t-on auprès du groupe, lequel a également inscrit, dans cette phase de ce plan d’action, la réalisation, à partir de 2016 et jusqu’à 2020, de deux puits-pilotes en partenariat sur les bassins de Berkine et Nord Timimoun.

 
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Non au gaz de schiste  
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