|
|||||
|
Facture alimentaire de l’Algérie en mai 2006 333 millions de dollars d’importations contre 7 millions d’exportations !par Zineb M., Le Jeune Indépendant, 24 juin 2006 Les importations de l’Algérie en biens alimentaires ont enregistré une légère baisse de 1 % en mai 2006 par rapport au même mois de 2005, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) des douanes. Le montant global de la facture alimentaire a atteint 333 millions de dollars durant la période considérée, contre 336 millions en mai 2005. La baisse concerne pratiquement tous les produits, mis à part les sucres et sucreries et les légumes secs qui ont enregistré des hausses respectives de 30,36 et de 130,14 %, totalisant des montants respectifs de 49,77 millions de dollars et de 5 millions. Les statistiques douanières indiquent que les céréales, les semoules et les farines, qui représentent 32,71 % des importations nationales en biens alimentaires, ont diminué de 18,24 %. Leur facture est passée de 133,24 millions de dollars à 108,94 millions. Les dépenses en lait et en produits laitiers, qui occupent le deuxième rang dans la structure des importations alimentaires avec 20 %, ont baissé de 7,72 %, totalisant un montant de 66,83 millions de dollars, contre 72,72 millions en mai 2005. La baisse concerne également les viandes (-28,98 %) dont le montant a atteint 13,82 millions de dollars, contre 19,46 millions en mai 2005. L’Algérie a également diminué ses dépenses en café et thé durant cette période (-5,80 %), avec une facture de 9,9 millions de dollars, contre 10,51 millions en mai 2005. Malgré cette légère baisse de 3 millions de dollars qui a marqué la période de mai de cette année, la facture des importations de produits alimentaires connaît une augmentation constante d’année en année. Elle avait atteint plus de 2,5 milliards de dollars en 2000, 2001 et 2002, 3 milliards de dollars en 2003 et 4 milliards en 2004. En 2005, elle avait baissé à 3,57 milliards en raison de la baisse des prix de certains aliments de base sur le marché mondial tels que le blé. Il faut noter qu’un bon nombre de produits importés sont des intrants (blé, poudre de lait, concentré de jus de fruits, huiles…) qui servent de matière première pour les entreprises de l’agroalimentaire. Cette dépendance en matière d’importation des intrants fragilise la branche de l’agroalimentaire en Algérie et alourdit de plus en plus la facture des biens alimentaires en raison de la forte volatilité des prix des intrants sur les marchés internationaux. D’autant que la balance commerciale de l’Algérie en matière de produits alimentaires est affreusement déficitaire en raison de la faiblesse des exportations dont le montant n’a pas excédé 7 millions de dollars en mai 2006, contre 5 millions durant le même mois de 2005. Durant l’année écoulée l’Algérie avait exporté l’équivalent de 67 millions de dollars de biens alimentaires, contre 59 millions en 2004. Z. M. |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||