|
|||||
Opération « mains propres » à AlgerArezki Aït-Larbi - Alger, Le Figaro 21/01/2010 Des « hommes du président » impliqués dans des affaires de corruption sont ciblés par la justice. Cité par la rumeur dans le scandale de l'autoroute est-ouest, Amar Ghoul est désormais dans le collimateur de la justice. Le ministre des Travaux publics et membre influent du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste «modéré», majorité présidentielle) aurait été gravement mis en cause par un directeur de l'Agence nationale des autoroutes, dans un rapport qui a déjà abouti à l'inculpation du secrétaire général, incarcéré, et du directeur de cabinet du ministère, sous contrôle judiciaire. Lutte d'influence Dans ce feuilleton de scandales gigognes, c'est le redoutable Département du renseignement et de la sécurité (DRS, services spéciaux) qui a mené les enquêtes, n'hésitant pas à sacrifier un colonel «conseiller» du ministre de la Justice et un général à la retraite, accusés de trafic d'influence. Malgré cette salve moralisatrice, les Algériens, échaudés par le procès Khalifa, qui a révélé, début 2007, la corruption de nombreux ministres jamais inquiétés, restent sceptiques. S'agit-il d'une réelle volonté de lutter contre la corruption généralisée qui a classé l'Algérie à la 111e place sur 180 pays, dans le palmarès 2009 de l'ONG Transparency International ? Ou d'un tir de sommation dans les traditionnelles luttes d'influence dans le sérail ? Le général Toufik Mediene, chef du DRS et artisan du maintien au pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika pour un deuxième mandat en 2004, puis pour un troisième en 2009, serait, dit-on, dans la ligne de mire du président, qui voudrait le neutraliser pour mettre les «services» sous la coupe de Yazid Zerhouni, son fidèle ministre de l'Intérieur. |
Corruption | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||