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Chakib Khelil l’a annoncé hier à Boumerdès
Le capital de l’IAP ouvert aux compagnies étrangères
Rédaction de Liberte, 30 juillet 2006
“Il est temps de donner une valeur et un statut qualitatif et supérieur à l’IAP, et ce, en l’orientant vers la convergence des stratégies du secteur de l’énergie et des compagnies pétrolières de nombreux pays amis dont de hauts responsables de l’industrie pétrolière ont fréquenté les salles de cours de cet institut.” C’est ce qu’a affirmé hier le ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil en marge de sa visite à l’Institut algérien de pétrole (IAP) de Boumerdès où il a présidé la cérémonie de remise des diplômes aux lauréats de l’école supérieure de l’IAP. Dans le même registre, il a expliqué que l’IAP version “Algerian Petrolium Institute” est doté d’un nouveau statut juridique.
L’IAP est devenu une SPA, société par actions. Le capital de cet institut est partagé pour l’instant par deux groupes pétroliers : Statoil (Norvège), qui détient 10% du capital, et Sonatrach avec ses filiales Naftal et Naftec avec respectivement 82% et 8%.
Cependant, le ministre a précisé plus loin que “le capital de l’IAP reste ouvert à nos partenaires étrangers”.
Il faut savoir que c’est pour la première fois en Algérie qu’une promotion de Master of Sciences est diplômée de cet institut. Cette promotion est le fruit d’un partenariat entre l’IAP et l’Institut français de pétrole (IFP), ainsi que la Robert Gordon University (RGU) d’Aberdeen.
Par ailleurs, le représentant du gouvernement est revenu sur les cours du pétrole, notamment avec la crise du Liban. “La situation, qui prévaut au Proche-Orient, n’aura pas d’influence à court terme sur les cours du pétrole.”
Abordant la stratégie de son secteur, Chakib Khelil a précisé qu’à moyen terme, les volumes à découvrir et à mettre en valeur avec de nouvelles technologies doivent égaler ou dépasser les volumes produits, en ajoutant que l’Algérie doit faire un effort pour réduire de manière sensible la dépendance de son économie des hydrocarbures. “Il faut rendre plus efficace l’exploration du sous-sol algérien, approfondir les connaissances sur l’état et la nature du domaine minier, rechercher de nouveaux gisements et améliorer considérablement le taux de récupération de l’État”, a précisé le ministre.
Au sujet de la politique des ressources humaines que son département compte lancer, Chakib Khelil a annoncé une batterie de mesures parmi elles l’instauration d’une bourse d’emploi au niveau de toutes les entreprises du secteur, la généralisation des programmes d’intégration de nouvelles recrues, notamment parmi les cadres, la mise en œuvre à court terme des programmes de la relève aux postes-clés et stratégiques et la fidélisation du personnel par la mise en place de mécanismes de renumérotation basé sur le rendement.
M. T.
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