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PARTICIPANT AVEC 65 ENTREPRISES A LA 38 FIA
L’Allemagne mise sur le marché algérien
Le Soir d'Algérie, 31 mai 2005
Soixante-cinq entreprises allemandes doivent participer à la 38ème édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) qui se déroule à partir de demain et jusqu’au 9 juin prochain au Palais des Expositions des Pins-Maritimes à Alger. A cette occasion, une journée de l’Allemagne se tiendra le 5 juin avec la présence du ministre délégué au ministère fédéral de l’Economie et du Travail, le Dr Dietmar Staffelt, hôte du ministère algérien de la PME et de l’Artisanat.
Présents sur une surface d’exposition de 2600 mètres carrés, ces entrepreneurs allemands représentent les secteurs des travaux publics et matériaux de construction, les ressources en eau, l’électronique et l’électrotechnique, la mécanique, la chimie industrielle et l’automobile notamment. Une participation allemande à la FIA qui a été abordée hier lors d’une conférence de presse, tenue au siège de l’ambassade d’Allemagne et animée par l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, le Dr Wolf Kischlat, et M. Liedtke, responsable de l’agence Expotec, chargée de la présentation allemande. La participation allemande à cette 38ème FIA, la sixième du genre depuis la reprise, s’inscrit, selon ces officiels, dans le contexte du renforcement de la coopération bilatérale. Cela, en termes de relations politiques excellentes et de relations économiques de plus en plus intensifiées et au fort potentiel d’expansion, outre la reprise, dès le 15 juillet 2005, de la desserte algérienne de la compagnie aérienne allemande Lufthansa. A rappeler que les exportations allemandes vers l’Algérie ont augmenté de 41% en 2004, avec un montant de 975 millions d’euros pour des importations d’Algérie de 823 millions d’euros. Ainsi, l’Allemagne se place à la 13ème position des clients de l’Algérie et en 3ème position comme fournisseur (après la France et l’Italie), avec la présence sur notre sol de 95 entreprises germaniques. En fait, l’objectif est d’être, pour les opérateurs allemands, «maintenant et de plus en plus présents » dans un marché, «peut-être le plus important de la région» selon l’ambassadeur d’Allemagne qui a évoqué l’intérêt de l’establishment économique allemand pour le programme quinquennal de soutien à la croissance, le développement des infrastructures, la mise à niveau industrielle et les investissements horshydrocarbures. Tout en faisant état de contraintes telles la faiblesse du système bancaire et les lenteurs bureaucratiques persistantes dans notre pays, même si des remèdes y sont apportés et des progrès enregistrés, l’ambassadeur d’Allemagne a néanmoins reconnu que l’Algérie avance dans les réformes et que la sécurité s’est améliorée. Cela même si la reconversion de la dette contractée par l’Algérie envers l’Allemagne en investissements, abordée lors de la visite en octobre dernier à Alger du chancelier Gerhard Schröder, est toujours en cours de discussion, Berlin étant dans l’attente de la visite du ministre algérien des Finances pour discuter de cette question.
Chérif Bennaceur
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