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L'armée rêve de «dissoudre tous les partis» Un document confidentiel expose les projets du pouvoir Par E. L. Libération,
1er juin 2001
Cette «rupture», estime ce document, «consiste à faire admettre la thèse selon laquelle la situation actuelle n'est que le résultat d'un biais (sic) introduit dans le processus de démocratisation dès son lancement» (en 1989, ndlr). Comment y parvenir, se demandent les militaires, notant l'importance de «changer radicalement de stratégie sans que cela soit perçu [...] comme une perte de maîtrise et de contrôle de la situation par l'Etat». Rejetant d'emblée «l'option» qui consisterait à «réhabiliter le FIS», car elle conduirait à «la réédition des années 90 et 91», le texte ne retient que la nécessité de «reconstruire le paysage politique». Mais, note-t-il, le problème est d'obtenir «l'accord (ou la compréhension) de la communauté internationale», quitte à sacrifier «les principes figés de [notre] politique extérieure». Autrement dit, à faire preuve de souplesse sur le Sahara occidental (souci majeur pour Washington et Paris, ndlr). Et les généraux de définir leur «programme». Il s'agit notamment de «la dissolution (concertée si possible, sinon d'autorité) de tous les partis» et de leur «recréation en interdisant tous les sigles déjà existants». Pas une seule fois, ils
ne font référence à la société ou n'analysent
les origines de la crise. Une seule préoccupation semble les animer:
perpétuer le système en reconstituant un paysage politique à
leur convenance. Selon des rumeurs, à Alger, cette étude sert
aujourd'hui de base au débat qui se déroule dans le cadre de la
«commission de réforme de l'Etat».
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www.algeria-watch.org
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