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Bush
à Bouteflika : À défaut d'une participation effective sur le terrain, les Américains souhaitent, au moins, une solidarité. Hassan Moali, Liberté, 2 octobre 2001 Les États-Unis d'Amérique ne semblent pas perdre espoir de voir l'Algérie se résoudre à participer à la grande coalition internationale contre le terrorisme. C'est du moins ce que suggère le message adressé, hier, par George W. Bush, à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui souligne la volonté de ce pays de travailler avec l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme. Je voudrais pouvoir travailler avec vous pour relever cet immense défi (la lutte contre le terrorisme NDLR) a affirmé, en effet, le président américain, qui dévoile ainsi son souhait d'associer l'Algérie à la coalition mondiale qui prend de plus en plus forme. Dans son message, repris par l'agence officielle APS, Bush a mis en relief les dangers et les menaces que le terrorisme fait planer sur la paix et la liberté dans le monde. Pour y mettre un terme, il ne voit d'autre solution "qu'une parade internationale contre ce fléau. Ce message du président des USA est loin d'être une simple réponse protocolaire aux condoléances que lui a adressées Abdelaziz Bouteflika, au lendemain des attentats contre New York et Washington. Il s'agit plutôt d'un appel du pied de George Bush, aux autorités algériennes et à leur tête le chef de l'État, de rejoindre le front antiterroriste piloté par les États-Unis, mais foncièrement soutenus par les pays occidentaux et même arabes. Cette lecture est d'autant plus plausible que l'Algérie, par le biais de ses dirigeants, a nuancé sensiblement sa position vis-à-vis d'une telle coalition depuis le 11 septembre dernier. La diplomatie algérienne
est passée, en effet, d'un soutien presque sans réserves
à la lutte contre le terrorisme international dans le feu des attentats
américains, à une position de wait and see quelques jours
plus tard. L'on se souvient, à cet égard, de la fameuse
dépêche de l'APS, citant des sources informées, qui
évoquait la disponibilité de l'Algérie à prendre
part à une coalition internationale contre le terrorisme. Venant
d'une agence de presse réputée être l'antichambre
de la présidence, l'opinion nationale a vite fait de conclure que
l'Algérie allait se ranger du côté des USA. Même
si l'APS s'était gardée de citer ses sources, il est désormais
admis qu'à chaque fois que ce type d'information est balancé
via l'agence, ce sont forcément les hauts responsables de l'État
qui en sont à l'origine. Une sorte de ballon-sonde que les dirigeants
lancent à l'opinion en attendant un feed-back pour enfin décider
d'une conduite à tenir. Il y a une sorte de gêne chez les
responsables algériens, particulièrement au sujet d'une
alliance avec les États-Unis contre le terrorisme.
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www.algeria-watch.org
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