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REMOUS AUTOUR DE L’ASSASSINAT DES SEPT MOINES TRAPPISTES DE TIBHIRINE
EN 1996
Mgr
Teissier met le holà
La
Nouvelle Republique, 27 décembre 2002
Monseigneur Teissier,
qui s’est dit «très triste» que ce drame soit
évoqué à la veille de Noël, met ainsi définitivement
fin à une campagne enragée du journal français qui
s’est singularisé, depuis l’arrêt du processus
électoral en 1992, par une série d’articles acharnés
contre l’armée algérienne et pris fait et cause pour
le FIS depuis sa dissolution.
Mgr
Tessier s’élève contre les affirmations de Libération
:
«Une tentative de miner les relations franco-algériennes»
Par O. Cheikh
La sempiternelle
thèse du «qui tue qui ?» en Algérie alimentée
de manière cyclique par des milieux étrangers plus que douteux
secondés par des supplétifs algériens, semble refaire
surface.
Et bien évidemment, ce sont toujours les mêmes journaux,
parties intégrantes de ces mêmes milieux, qui nous la resservent
(la thèse) en mettant en avant les déclarations de félons
sortis d’où on ne sait où. Encore une fois, c’est
le quotidien Libération qui croit détenir à lui seul
l’exclusivité en ce qui concerne la réalité
algérienne qui tente de nous fourguer un thriller conçu
et réalisé par un quidam s’autoproclamant «ancien
militaire » et détenant des secrets. Ce triste individu aurait
déclaré si l’on en croit le journal sus-indiqué
que les sept moines trappistes de Tibhirine (Médéa) avaient
été exécutés sur ordre du pouvoir algérien.
Lequel pouvoir avait par l’intermédiaire du DRS infiltré
les Groupes islamiques armés (GIA). Un groupe qui avait, rappelons-le,
revendiqué l’assassinat de ces pauvres malheureux. Et c’est
à propos de ces déclarations que Mgr Henri Tessier, archevêque
d’Alger, a protesté en dénonçant sur Canal-Algérie
de telles calomnies. Mgr Tessier s’est dit outré par des
déclarations de ce genre et «très triste que ce drame
ait été évoqué, la veille de Noël».
Une fête que ne semble nullement respecter les charognards au point
de remuer le couteau dans la plaie qu’ont eu à endurer les
proches et amis des sept malheureux moines. «Nous avons une relation
permanente avec la région (Tibhirine)… et les religieux qui
y vivent près de cet endroit n’ont jamais la moindre information
du genre de celles qu’a publiées le journal français»,
a indiqué l’archevêque d’Alger. Et d’ajouter
qu’ «avec des déclarations pareilles, on a l’impression
qu’il s’agit d’établir des obstacles entre l’Algérie
et la France à un moment où leurs relations tendent à
se raffermir. Surtout lorsqu’on se réfère aux déclarations
faites par le passé remettant en exergue le qui tue qui ? et qui
ont à chaque fois tenté de miner le moindre rapprochement
entre les deux pays». Cette dernière sortie est tout à
fait semblable aux premières dans la mesure où elle intervient
à la veille de deux événements importants : la prochaine
visite de Jacques Chirac en Algérie et l’année de
l’Algérie en France.
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