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LE CHEF DU GOUVERNEMENT A LA 4e SESSION DE L'UNPA
Benflis
s’en prend aux détracteurs de l’ANP
Le
Soir d'Algerie, 27 décembre 2002
Pour sa première
sortie médiatique après le dossier publié dans les
colonnes du quotidien français Libération à propos
de l’assassinat des moines de Tibehirine, le chef du gouvernement
s’en prend aux partisans du 'qui-tue-qui ?' et défend l’honneur,
l’abnégation et le travail des forces de sécurité
dans la lutte antiterroriste, avec comme chef de file les locataires des
Tagarins.
Samar Smati - Alger (Le Soir) - Profitant de la tribune offerte lors de
la 4e session de l’Union nationale des paysans algériens,
jeudi dernier, Ali Benflis a répondu à tous ceux qui croient
encore à la thèse du "quitue- qui ?" ainsi qu’aux
détracteurs de l’ANP. "Notre pays vient de franchir
une nouvelle étape dans la stabilité institutionnelle en
organisant les élections législatives et locales, en installant
les assemblées élues démocratiquement au niveau national
et local. C’est ce même moment qu’ont choisi ceux qui
s’en prennent à notre peuple pour renouveler leurs tentatives
désespérées d’avilir les institutions de la
nation algérienne. Et cela en semant le doute de nouveau ces derniers
jours sur le rôle joué par l’Armée nationale
populaire pendant la crise qu’a traversée l’Algérie".
Ali Benflis prendra à témoin les paysans réunis dans
la salle, eux qui ont "vécu et souffert de cette page noire
de l’histoire du pays, dans les villages et les campagnes".
"Vous connaissez la réalité des faits et vous savez
que vous avez trouvé dans l’ANP et les différents
corps de sécurité, le front solide et la résistance
qui ont empêché le fléau de l’extrémisme,
de l’obscurantisme et de la criminalité dans notre pays",
leur lancera Ali Benflis. En outre, le chef du gouvernement en profitera
pour remettre d’une certaine manière les pendules à
l’heure vis-à-vis de ceux qui véhiculent ces idées.
"Qu’ils sachent bien que leurs assertions trompeuses et leurs
basses manœuvres n’affaibliront nullement notre volonté
et ne disperseront aucunement nos rangs. Qu’ils sachent également
que le peuple algérien a pris le chemin de la modernité
et du progrès avec une détermination sans faille. N’en
déplaise aux détracteurs". En l’espace de moins
d’un mois, le chef du gouvernement aura répondu deux fois
à l’invitation de l’Union nationale des paysans algériens.
La première a eu lieu pour le 28e anniversaire de l’organisation,
la seconde, celle de ce week-end, a pour cadre l’ouverture de sa
4e session et autour de laquelle s’articule l’avantprojet
de loi complétant et modifiant la loi 87-19 sur le mode de gestion
des terres agricoles relevant du domaine privé de l’Etat.
Ali Benflis assurera les paysans que "les terres agricoles resteront
la propriété de l’Etat". Une décision
qualifiée "d’irrévocable" prise "au
niveau politique". Le chef du gouvernement rappellera les vertus
du dialogue et exhortera le ministère de l’Agriculture et
l’UNPA à plus de concertations et d’échanges
concernant ce dossier. Le chef du gouvernement se démarquera même
de son ministre en affirmant que "le projet de texte est encore en
maturation, en discussion" et qu’il n’y a pas "de
texte définitif". Ce qui explique pourquoi "il n’est
pas encore sur la table du gouvernement". Il revient au ministère
de tutelle ainsi qu’aux différents partenaires de le "faire
évoluer". Des déclarations et un engagement que l’UNPA
attendait avec impatience de la part du chef du gouvernement. Dans son
discours d’ouverture, Mohamed Alioui, secrétaire général
de l‘union, a une nouvelle fois exprimé les positions de
son organisation quant à ce texte. A savoir, "oui pour les
concessions, non pour les sociétés civiles" en précisant
bien que "si la loi 87-19 est réellement appliquée
avec toutes les mesures nécessaires, elle sera efficace".
M. Alioui s’en prendra par ailleurs au ministère de tutelle
qu’il accuse d’avoir ignoré les vertus de la concertation
et occulté l’organisation dans la préparation et l’élaboration
du texte proposé par Saïd Barkat.
S. S.
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algeria-watch
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