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Communiqué
de presse
François Gèze et les Éditions La Découverte font appel du jugement de première instance dans l'affaire les opposant à Marianne et Mohammed Sifaoui à propos de l'ouvrage de Habib Souaïdia, La sale guerre Le 17 octobre, la 17ème chambre correctionnelle du TGI de Paris a rendu son jugement dans le procès en diffamation intenté par les Éditions La Découverte et leur directeur François Gèze contre l'hebdomadaire Marianne et M. Mohammed Sifaoui suite à l'entretien accordé par ce dernier à Marianne le 19 février 2001 sous le titre " Le coauteur de La Sale Guerre : "Pourquoi m'a-t-on manipulé ?" " et au communiqué de M. Sifaoui en date du 8 février 2001. Dans son jugement,
le tribunal a indiqué : - s'agissant de l'entretien dans Marianne : " François Gèze et les Éditions La Découverte sont accusés d'avoir manipulé Habib Souaïdia et Mohammed Sifaoui, en intervenant sur le témoignage du premier et le manuscrit du second, pour réaliser un ouvrage partisan, volontairement défavorable pour l'armée et exonérant les islamistes. Cette assertion est évidemment diffamatoire pour les parties civiles. " Le tribunal indique par ailleurs que " les pièces et témoignages produits [par la défense] ne font pas la preuve [ ] d'une quelconque "manipulation" ou "dénaturation" imputable à faute à M. Gèze et à sa maison d'édition, c'est-à-dire d'une manuvre délibérément menée sans le concours et le consentement de celui qu'ils considéraient, à tort ou à raison, comme le seul véritable auteur de l'uvre, Habib Souaïdia. Les prévenus échouent donc dans leur offre de preuves. " Le tribunal a donc
reconnu que les allégations poursuivies étaient bien diffamatoires
et que M. Kahn, directeur de Marianne, et M. Sifaoui n'avaient pu apporter
la preuve de leur vérité. Mais il a finalement relaxé
les prévenus dont il a estimé qu'ils pouvaient "bénéficier
de l'excuse de bonne foi". S'agissant de M. Sifaoui, le tribunal
a estimé que, du fait du " litige éditorial "
l'opposant à La Découverte, " il était fondé
à s'exprimer publiquement, et il convient de retenir que son expression
n'a pas dépassé les limites admissibles en la circonstance
". S'agissant de M. Kahn, le tribunal a estimé qu'il a "
agi dans un but légitime d'information du public [
], les
questions posées par la journaliste de Marianne s'avérant
pertinentes, objectives et dénuées de tout parti pris ".. En désaccord avec ce jugement, François Gèze et les Éditions La Découverte ont interjeté appel de cette décision par acte du 23 octobre 2001. A Paris, le 23 octobre
2001 |
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www.algeria-watch.org
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