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La Guerre entre le DRS et le DCE MAOL (Mouvement algérien des officiers libres), 9 mai 2002 Fort du soutien de ses amis d'outre-mer, le DCE a commencé à prendre ses distances avec son directeur le general Toufik, et depuis le milieu des années quatre vingt dix, il a tous fait pour se munir d'une autonomie. Il a même demandé à Liamine Zeroual après son élection à la présidence de l'Etat de créer une DST algérienne (reconvertir la DCE en DST), qui serait indépendante du DRS et qui rendrait compte directement au président de la république ! Liamine Zeroual a catégoriquement refusé la proposition. Le général Toufik a su dès lors que Smain allait devenir un problème et de taille ! Dans l'enceinte du ministère de la défense Nationale, depuis le début 2001, il n'est un secret pour personne qu'entre Mohamed Mediene et Smain Lamari c'est la guerre. Les escarmouches entre les deux antagonistes sont devenues très courantes jusqu'à atteindre des proportions alarmantes, puisque les éléments des deux hommes en sont venus aux armes lors d'une réunion qui s'est tenue au siège de la DCE à Ghermoul. Tout le DRS s'est trouvé ébranlé puisqu'un front nouveau s'est créé dans la direction la plus sensible de toute l'armée. Entre les deux adversaires tout est devenu permis puisque dans ce monde le perdant a tort, toujours tort ! Le conflit a éclaté au grand jour avec un attentat commandité par Toufik contre Smain Lamari devant le siège même du DRS à Dely-Brahim. A quelques mètres de l'entrée de la caserne (siège du DRS), le véhicule blindé de Smain a subit une averse de balles perforantes venant des passagers d'un fourgon qui l'a dépassé. Ils ont aspergé le directeur de la DCE d'un feu nourri pendant quelques minutes très chaudes. Le chauffeur de Smain a trouvé la mort et Smain Lamari a miraculeusement échappé à l'attentat. A peine trois semaines plus tard, Smain Lamari rend le coup à Toufik. En plein mois de Ramadan le chauffeur de Toufik découvre in extremis une charge de TNT à l'intérieur même du véhicule du DRS avant de démarrer pour se rendre au siège de la présidence de la république où Toufik devait rencontrer Bouteflika en fin d'après midi. La voiture de Toufik était pourtant bien garée et gardée devant la porte d'entrée du bâtiment C au ministère de la défense ; une entrée réservée exclusivement au directeur du département de la recherche et de la sécurité. En apprenant la nouvelle, la réaction de Toufik ne s'est pas fait attendre et il a de suite démis Smain Lamari par décret de sa fonction de sous directeur du DRS. Malgré plusieurs tentatives de médiations entreprises par le chef de l'Etat major Mohamed Lamari et Mohamed Touati, le général Toufik a posé une fin de non recevoir à toutes les doléances concernant le sujet à ce jour. Smain Lamari pensait qu'en ensemençant le terrain opérationnel de ses agents il allait dominer pratiquement la situation sécuritaire et devrait réussir à empoigner les pleins pouvoirs. Ce qui lui aurait permis par conséquent de faire la pluie et le beau temps sur l'échiquier politique de l'Algérie. C'était sans compter avec la ruse de Toufik qui avait justement grâce au général Kamel Abdelrahmane créé une direction de contre espionnage bis (DCE) au sein même du DRS. La relation
entre Toufik et Kamel Abdelrahmane n'a cessé d'évoluer,
depuis que ce dernier a réussi à s'imposer sur le terrain
opérationnel à la DCSA en donnant ainsi plus de pouvoir
à Toufik. Les noces de Kamel Abdelrahmane avec la nièce
de Toufik n'ont fait que consolider encore plus les liens entre les deux
hommes, devenus très proches par cette parenté officielle. Il faut
rappeler au passage et à juste titre que le général
major Saidi Fodhil a été liquidé par deux fois à
cause justement de cette lutte des clans où la DSCA était
au centre du conflit ; Une seconde fois, comme déjà cité précédemment dans un autre dossier, Saidi Fodhil a payé de sa vie une nomination par décret présidentiel, de nature stratégique, au poste de directeur de la DCSA. Une condamnation à mort paraphé par Zeroual qui voulait prendre en main les affaires de l'armée. Mais le manque de courage et de charisme de Liamine Zeroual ont été les causes directes de la tragédie qui secoue le pays depuis son accession au pouvoir. La DSCA est devenue le verrou qui contrôle tout le panorama civil et militaire de l'Algérie, et les moyens octroyés par Toufik à ses services opérationnels dépassent toute imagination. Le seul fait de prononcer CPMI-Benaknoun est devenu synonyme d'aller sans retour, un saut vers l'inconnu , en un mot la mort. La réputation
du CPMI s'est propagée sur tout le territoire national comme une
traînée de poudre donnant des sueurs froides aux plus coriaces. L'animosité entre le général Toufik et le général Smain a atteint des sommets sur plusieurs dossiers clefs dont celui du Mouvement Algérien des Officiers libres. Après la nomination officielle de Bouteflika comme président, Smain Lamari s'est déplacé en personne à Madrid pour prendre contact avec les représentants du commandement du MAOL à l'étranger. Pour se faire, il a chargé le chef de l'antenne du DRS le colonel Betine Rachid alias colonel Ziad de prendre un premier contact et lui organiser une rencontre dans un grand Hôtel à Madrid. Le commandement du MAOL s'est refusé à rencontrer Smain Lamari malgré plusieurs tentatives de ce dernier. Il est reparti ensuite en France pour s'entretenir avec ses amis de la DST et comble du destin c'est un certain colonel Gérard de la DST qui est revenu officiellement à la charge cette fois-ci à Madrid par le canal des services de la sécurité intérieure espagnole. Les responsables du MAOL ont refusé aussi de se réunir avec l'émissaire français et le dit colonel est rentré bredouille à Paris. Sans désarmer, c'est un général qui s'est déplacé cette fois-ci en personne en Espagne pour offrir aux éléments du MAOL la somme colossale de dix millions de francs nouveaux en échange du silence du mouvement et la bénédiction de la loi d'amnistie mise en scène par Smain Lamari ainsi que le soutien actif à la politique de concorde civile annoncée par Bouteflika. Une fois de plus les officiers du MAOL ont refusé de le voir malgré d'insoutenables pressions de la part du gouvernement espagnol. Depuis ce jour, l'attitude du gouvernement espagnol envers le MAOL a empiré jusqu'à pousser l'ensemble des officiers présents a Madrid à entrer dans la clandestinité. Les Espagnols avaient décidé de mettre en résidence surveillée tous les officiers du mouvement à la demande des autorités algériennes et françaises. Il faut dire que
le poste d'ambassadeur d'Algérie en Espagne est resté longtemps
vacant et cela n'était pas du goût des autorités espagnoles
qui ont misé très gros sur le gaz algérien. Plus grave encore, quelques semaines après ses menaces, Smain Lamari s'est réuni secrètement avec les représentants d'un service de renseignement étranger (pas Français) à Palma pour convenir entre autres d'un plan de liquidation physique des officiers du MAOL à l'étranger, heureusement que des officiers intègres ont alerté certains organes de presse étrangers qui ont vite révélé l'information. Quelques jours après
le dernier message de Smain, c'est le général Toufik qui
a contacté lui aussi directement le MAOL par des messages émail
qu'il a envoyé au site internet. Sur un ton courtois, il a essayé
de convaincre les responsables du MAOL d'accepter de rencontrer un général,
le colonel Belaid Benali alias colonel Alili alors responsable de l'antenne
du DRS à Londres a été chargé de préparer
le rencontre. Après plusieurs tentatives de la part du général
Toufik et devant le refus du Commandement du MAOL à Alger de marchander
avec les responsables de la crise, le général Toufik a lui
aussi fait des propositions pour les moins surprenantes ; il a proposé
des postes de diplomates aux officiers du MAOL dans les capitales de leurs
choix en plus d'une somme d'argent faramineuse à titre de dédommagement
! Smain Lamari a fini
par lâcher Toufik, son patron et complice dans le drame algerien
depuis dix ans, pour se rallier à Larbi Belkheir. Mercenaire sans
scrupules, véritable Judas de l'Algérie actuelle, Smain
Lamari revient à son ancien maître Larbi Belkheir pour lequel
il exécute désormais toutes les basses uvres. *Eviter que les justices
nationale et internationale les rattrapent un jour. Les généraux
ont essayé à leur manière d'exploiter cyniquement
les nouvelles données de la scène mondiale. Ils ont cru
que les évènements du 11 septembre leur ont donné
de nouvelles ailes et vont leur permettre de revenir au premier plan sur
la scène internationale. " Que va engranger l'Algérie ? En toute humilité, je ne saurais vous le dire. Mais, ce que je souhaite en ces circonstances, c'est qu'elle puisse détromper l'opinion internationale qui a été abusée par des sources liées au terrorisme international et au terrorisme qui sévit en Algérie, notamment sur la réalité de ce qui s'y déroule. Je souhaite donc que l'Algérie arrive à détromper l'opinion publique de certains pays quant à toutes ces tentatives sournoises qui visent à déculpabiliser les auteurs des massacres commis qui ont mutilé et blessé à vie l'esprit et la mémoire de nombre de nos compatriotes. Il nous faudra agir dans ce sens, mais la question ne dépend pas que de nous. Il faudra aussi compter avec l'amour-propre des Etats qui ne se déjugent pas facilement du jour au lendemain. " Dans cette sortie rocambolesque du grand ''Mokh'', il suffit presque de changer le mot ''détromper'' par ''tromper'' pour deviner le programme du nouveau dispositif de désinformation que les généraux ont mis en place pour " agir en ce sens ". Dans ce dispositif, Khaled Nezzar n'est qu'un pion, à sacrifier s'il le faut. Car celui-ci, est à la fois fermé et borné et n'a plus de pouvoir, contrairement à son vieux chef et bienfaiteur Larbi Belkheir. En le poussant à s'engager dans un procès en diffamation à haut risque, ce dernier et ses collègues ont eu en tête le calcul suivant : *Si par miracle Nezzar
gagne son procès, alors ce sera bon pour tous, puisqu'ils seront
ainsi ''absous'' par la justice française. Ultérieurement, il restera à trouver un autre bouc émissaire pour la période suivante (de juillet 1993, date de la démission de Nezzar de son poste de Ministre de la Défense, à aujourd'hui) : et c'est là que la stratégie des clans en conflit apparaît au grand jour et fait son nouveau lot de victimes civiles. Larbi Belkheir s'agite en tout sens pour que ce soit le général Mohamed Mediene. Ironie du sort, Toufik voudrait bien lui aussi que ce soit Larbi Belkheir, seulement ce dernier futé, a bien pris les devants en agissant derrière des écrans ; le plus célèbre de tous étant Smain Lamari. Mais dans ce milieu
assez peux ordinaire où la malice côtoie la traîtrise,
peut-être bien somme toute que l'un et l'autre finiront par se réconcilier
au mépris d'un troisième candidat qui portera le chapeau
et cela pourrait bien être le général Smain Lamari
qui est déjà très affaibli par sa maladie. Les gros
problèmes de santé de Smain Lamari (un cancer avancé,
comme celui de son frère décédé il y a quelques
années), l'ont très sérieusement handicapé
et l'empêche même d'exercer ses fonctions normalement. |
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www.algeria-watch.org
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