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Un rapport confidentiel l'aurait établi Le bilan des années de braise La Nouvelle République, 27 novembre 2002 Ce rapport livre
également des chiffres concernant les dégâts matériels,
l'armement, les populations touchées ou affectées par le
terrorisme directement ou indirectement, ainsi que les pertes enregistrées
par les groupes terroristes et le nombre de criminels qui se sont rendus
à la veille et au lendemain de la promulgation de la loi portant
concorde civile. Le rapport ferait
état également de la stratégie offensive des hordes
terroristes pour ternir l'image de l'Algérie et isoler l'Etat algérien,
et ce, en poussant les Etats occidentaux notamment à geler leurs
relations économiques avec notre pays. Pour ce faire, les terroristes
ont ciblé des ressortissants étrangers ; c'est ainsi que
39 étrangers de différentes nationalités ont trouvé
la mort sous les balles des criminels, alors que trois autres ont été
blessés. Le rapport analyse avec minutie l'évolution des
méthodes criminelles des terroristes, notant l'apparition, depuis
1994, d'un nouvea mode de nuisance : le faux barrage lequel mode continue
à être utilisé jusqu'à nos jours sur les axes
routiers les plus fréquentés et qui ont pour objectifs d'intercepter
d'éventuels éléments des forces de sécurité,
de déposséder les citoyens de leurs biens et se réapprovisionner
en vivres et en argent. Autres données
du rapport sur la période pré-citée - Incendie de 6 867 unités économiques, soit deux milliards de dollars de dégâts, la perte de 70 000 emplois et 350 000 personnes sans revenus, ceci sans compter 500 milliards de dinars de pertes induites, de ce fait, au Trésor public, ni le rançonnement des populations par la terreur. Un racket que le rapport estime à environ 1.022.383.549 DA. - Destruction de 810 établissements scolaires, 3 centres universitaires, 8 instituts et 26 centres de formation professionnelle. - Vols de cheptels qui a atteint son apogée en 1998 : 44 533 têtes d'ovins et 1 783 têtes de bovins. - Vols de voitures en vue de déplacements, d'attentats à la bombe ou de revente en pièces détachées : 15 364 véhicules. ---------------------- Quecache la bataille des chiffres ? Par M. C., La Nouvelle République, 27 novembre 2002 Une décennie après le début des événements tragiques qui ont bouleversé le pays, la polémique autour de l'évaluation des dégâts humains et matériels occasionnés par le terrorisme a déjà commencé. Entre ceux qui exagèrent les chiffres et ceux qui veulent les minimiser, nous trouvons la manipulation de certains médias étrangers qui ne ratent aucune occasion pour déformer la réalité. Pour approcher cette problématique des chiffres, nous avons pris en considération l'année 1994, jugée la plus meurtrière et la plus destructrice de ces dix années d'une guerre qui ne dit pas son nom. Ainsi, et selon un bilan inédit communiqué récemment par les services du chef du gouvernement, l'année 1994 a connu le plus lourd bilan de pertes en vies humaines avec l'assassinat de 6 388 personnes et 2 289 blessés. Par catégories ciblées, nous trouvons les agents de l'Etat avec 135 victimes. Parmi ces derniers figure un wali, 11 chefs de daïra, 7 hauts fonctionnaires, 76 président de délégation communales en plus de 40 autres membres de ces mêmes délégations. Après les agents de l'Etat viennent les moudjahidine avec 122 victimes, les enseignants avec 101 personnes assassinées, les imams avec 52 victimes et les étudiants avec 41 personnes, ainsi qu'un pilote et un chanteur. Comme on pourrait le constater, aucune catégorie professionnelle n'a été épargnée par la vague des assassinats. Il est tout de même utile de préciser que les pertes subies par les services de police, de la Gendarmerie nationale et de l'armée n'ont pas été comptabilisées dans cette évaluation. Il en est de même pour les pertes subies par les groupes terroristes. L'année 1994 s'est distinguée par le nombre très élevé de hold-ups qui ont avoisiné les deux cent mille cas, tandis que treize mille extorsions de biens à main armée ont été perpétrées. Ces chiffres démontrent les besoins importants en moyens financiers et logistiques induits par l'activisme des groupes terroristes. Durant cette même année, les dégâts matériel ont été évalués à deux milliards de dollars. Un mont équivalant au coût de la construction de 170 mille logements sociaux. Le secteur le plus touché par les destructions a été celui de l'éducation qui a comptabilisé la perte de 915 classes du primaire, 999 blocs administratifs, 7 instituts de recherche, 9 centres de formations et 3 centres universitaires. L'administration publique de son côté a perdu 224 mairies et sièges de daïras. Tandis que le secteur économique a vu la destruction de dizaines d'entreprises publiques. Par ailleurs, le secteur du transport a connu en 1994 un véritable désastre avec la destruction de 1 218 camions, 577 véhicules de tourisme, 511 engins de travaux publics, 288 bus, 7 locomotives et 204 wagons. Le secteur de l'énergie et des télécommunications n'a pas non plus été épargné par les actes de sabotage. L'utilisation
des explosifs Au total, et entre
1996 et 2002, pas moins de 13 848 bombes ont été neutralisées,
tandis que 5 575 ont explosé. Pour les véhicules piégés,
il a été procédé à la neutralisation
de 144 voitures-bombes, tandis que 95ont malheureusement explosé.
L'ensemble de ces engins explosifs a fait 3 335 morts et 12 414 blessés
durant la période citée plus haut. |
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www.algeria-watch.org
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