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Lélectricité et le logement font des mécontents Nuits démeutes à Jijel et Batna
Quotidien d'Oran, 17 novembre 2002
La commune et chef-lieu de daïra de Sidi Marouf, située à 76 km au sud de la wilaya de Jijel, a connu une nuit dagitation, à la fin du week-end dernier, lorsque des jeunes apparemment excédés par une panne de courant, qui dure depuis jeudi dernier, se sont attaqués à des édifices publics. En effet, dans la nuit de vendredi à samedi, alors que lobscurité avait gagné la localité, lémeute sinstallait progressivement dans le centre où des jeunes se sont mis à briser des enseignes lumineuses, vitres et fenêtres du siège de lAPC avant dêtre repoussés par le gardien. A quelques pas, le seul lycée de la commune a subi de gros dégâts au cours de cette nuit, ce qui a conduit ses responsables à fermer les portes le lendemain. Les émeutiers se sont, par la suite, déplacés vers la RN 27, reliant Jijel à Constantine, quils ont coupée à la circulation en dressant des barricades et allumant des feux à laide de pneus. Dans la matinée et alors que le calme semblait revenir dans la commune de Sidi Marouf, apparaissaient les marques dune nuit mouvementée, notamment au rond-point de lentrée du village et sur la RN 27 où les panneaux de signalisation ont été saccagés. Rencontré dans son bureau, le chef de daïra sest montré catégorique en déclarant que ce mouvement de protestation est le fait de manoeuvres politiciennes qui ont pour but de déstabiliser la commune de Sidi Marouf. Par ailleurs, la localité de Ayoun Assafer, à dix kilomètres au sud-est de Batna, a été, elle aussi, hier, le théâtre dun mouvement de protestation mené par un groupe de citoyens qui ont bloqué, pendant plus de dix heures, la circulation routière en érigeant des barricades sur la chaussée. Selon la protection civile de la wilaya, ces citoyens ont mis des pierres et brûlé des pneus, bloquant ainsi la circulation routière. Leurs revendications étaient liées, essentiellement, à la réparation par lOPGI des toitures de leurs habitations emportées ou détruites par les vents du week-end dernier. De nombreux protestataires ont révélé que les toitures de leurs maisons, construites en zinc, ne répondent à aucune norme. La cité Ayoun Assafer a bénéficié, en 1996, de nombreux chantiers de construction de logements sociaux, de type individuel, destinés à désengorger le chef-lieu de wilaya. Un millier de logements sociaux ont été réalisés, entre 1996 et 1997, par lEtat, au profit des résidents des anciennes habitations illicites des cités de Bouzorane et de labattoir de la ville de Batna. Zouikri A. |
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www.algeria-watch.org
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