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La police harcèle la presse Abla Chérif, Le Matin, 29 janvier 2002 - Quarante-huit heures après Ali Dilem, une journaliste de notre confrère El Watan a été entendue hier par la Sûreté du Grand-Alger pour un article jugé diffamatoire. Notre chroniqueur SAS est convoqué pour les mêmes motifs. - Contacté hier par téléphone,le ministère de la Communication dément qu'il s'agit là d'une campagne dirigée contre la presse. - RSF a condamné, dans un communiqué rendu public hier, l'offensive menée contre les journalistes. l Partis politiques et personnalités ont réagi hier. Ils font le parallèle entre les menaces qui pèsent sur les journalistes et celles qui sont dirigées contre la protesta en Kabylie. Nouvelle plainte du MND contre la presse Après
Dilem, c'est au tour d'une journaliste d'El Watan de faire l'objet d'une
plainte émanant du ministère de la Défense nationale.
Notre consur Salima Tlemçani a été entendue hier
par les services de la police judiciaire au sujet d'un article paru
le 11 décembre dernier où elle s'interroge sur la nomination
d'un nouveau chargé de la communication au niveau du Département
du renseignement et de la sécurité (DRS) et le retour
de l'ex-patron du DRS pour la wilaya de Béchar. Dans le premier
cas, elle précise que l'officier « avait été
relevé du même poste il y a plus de six ans. Mis sur la
voie de garage pendant longtemps, il a décroché un poste
au bureau militaire de l'ambassade d'Algérie à Rome, mais
il sera rappelé quelque temps plus tard pour un scandale vite
étouffé par ses supérieurs. Sa nomination à
la tête de la communication a suscité de nombreuses interrogations
». Dans le même article, elle s'interroge ensuite de la
même manière au sujet de la nomination à la tête
de l'Ecole des officiers et sous-officiers du renseignement militaire
de Médéa, de l'ex-patron du DRS à Béchar,
et rappelle une série de détournements à son actif.
« La ville garde encore en mémoire les abus et les frasques
de cet officier supérieur et le seul fait de prononcer son nom
pouvait valoir des déboires certains et douloureux », écrit-elle. SAS convoqué par la police Sid
Ahmed Semiane, le chroniqueur du Matin, a été convoqué
par la police judiciaire de la Sûreté de la wilaya d'Alger,
plus précisément par un service appelé «
atteintes aux personnes » le 24 janvier dernier. La rédaction,
n'ayant aucune information sur l'objet de cette convocation, a cru qu'elle
était liée à l'affaire de l'agression de SAS par
le fils Nezzar. Informé à ce propos, l'avocat du journal
a exclu cette possibilité puisque la plainte contre le fils Nezzar
suit son cours au niveau du tribunal de Chéraga. SAS étant
absent, il n'a pu se présenter au commissariat central où
il nous a été impossible d'en savoir davantage sur l'objet
de la plainte ou l'identité du plaignant. Un fait est néanmoins
certain, SAS a été convoqué pour être auditionné
pour diffamation sur instruction du procureur de la République.
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www.algeria-watch.org
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