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Le général Nezzar débouté de ses poursuites vendredi 27 septembre 2002, 13h48 PARIS (AP) - Le tribunal correctionel de Paris a débouté vendredi le général algérien à la retraite Khaled Nezzar de ses poursuites en diffamation intentées contre Habib Souaïdia, auteur de "La sale guerre". Le 5 juin, le procureur de la République n'avait requis ni peine ni relaxe à l'encontre de Habib Souaïdia poursuivi par le général Nezzar pour des propos tenus le 27 mai 2001 sur la chaîne La Cinquième lors de l'émission "Droits d'auteur" consacrée à l'Algérie. L'ancien ministre de la Défense demandait 15.000 euros de dommages et intérêts. AP ------------- vendredi 27 septembre 2002, 15h25 Procès en diffamation sur "La sale guerre": le général Nezzar débouté PARIS (AFP) - La justice française a débouté vendredi l'ex dignitaire du régime algérien, le général Khaled Nezzar, dans son procès en diffamation contre Habib Souaïdia, ex officier dissident de l'armée algérienne, auteur du livre "La sale guerre". Le tribunal correctionnel de Paris a estimé qu'il "n'appartenait pas au tribunal" de juger l'Histoire. Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public, qui lors de l'audience en juillet dernier, avait reconnu la bonne foi d'Habib Souaïdia et estimé qu'il ne revenait pas au tribunal de "faire l'histoire" de l'Algérie. Soutenant la thèse selon laquelle l'armée algérienne s'est rendue coupable de graves exactions dans sa lutte contre les islamistes, cet ex-engagé volontaire dans les rangs de l'Armée nationale populaire (ANP) de 33 ans avait notamment estimé dans une interview sur la chaîne de télévision la Cinquième que "les généraux" ont "tué des milliers de gens". "Il n'appartient pas au tribunal de se prononcer sur la véracité des thèses soumises à son appréciation, que seule l'Histoire pourra déterminer, ainsi que l'a d'ailleurs déclaré monsieur Nezzar lui-même", écrit le tribunal dans ses attendus. Il reprend une déclaration faite à l'audience par le général: "l'Histoire jugera". "Si M. Nezzar a pu à juste titre s'estimer atteint dans son honneur", il doit "pareillement admettre" que des personnes comme Habib Saouaïdia "ayant été personnellement impliquées dans ce conflit" puissent "faire part de leur expérience, fût-ce de façon virulente", estiment les juges. Khaled Nezzar, 64
ans, général et ancien ministre de la Défense (de
1990 à 1993), a été le principal instigateur de l'interruption
du processus électoral algérien en janvier 1992 après
que le premier tour eut été remporté par le Front
islamique du Salut (FIS).
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www.algeria-watch.org
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