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COUP DE SEMONCE CONTRE LES GÉNÉRAUX Djamel Benramdane, Algeria Interface Paris, 27/04/01- Les trois plaintes, déposées le 25 avril à Paris pour " crimes de torture " contre l'ancien ministre de la défense Khaled Nezzar, ouvrent la voie à une série d'actions contre des hauts responsables algériens soupçonnés d'avoir couvert, ordonné ou pratiqué des actes de torture.
Les plaintes déposées par deux avocats parisiens, Mes Antoine Comte et William Bourdon concernent trois personnes dont lidentité na pas été révélée. Deux des des plaignants sont des algériens vivant en France, qui affirment avoir été torturés au moment où M. Nezzar était ministre de la Défense. Lun dentre eux a subi des sévices entre janvier et août 1992 dans des locaux de la police, de larmée et un centre de détention dans le Sahara. La famille dont le fils est mort sous la torture a également porté plainte sous couvert de lanonymat. Il sagit du cas dun détenu qui est décédé après son transfert, dans un état grave, à la prison de Serkadji à Alger. Il avait le visage brûlé, et a succombé à ses blessures, selon des sources proches du dossier. Lenquête préliminaire, ouverte par le parquet de Paris na pas encore eu de suites, après le départ précipité de Khaled Nezzar, peu après la conférence quil donnait à Paris. Un départ considéré comme « une fuite en forme daveu » par la Fédération internationale des ligues des droits de lhomme (FIDH) à Paris. Le général Nezzar, qui aurait quitté Paris par avion spécial, ne pourra plus se rendre en France sans risquer dêtre appréhendé. Et si son dossier est quasiment clos, par la grâce des autorités française qui ont facilité son départ pour éviter un incident diplomatique, des actions similaires pourraient êtres lancées dans les mois à venir. La plainte déposée à Paris représente en effet un précédent important: cest la première fois que le recours à la « compétence universelle » est actionné par des particuliers dans le dossier algérien. Depuis 1992, les organisations algériennes et internationales de défense des droits de lhomme ont constitué des centaines de dossiers sur des cas de torture, dexécutions sommaires, ou de disparitions forcées imputées aux autorités algériennes. Ces dossiers pourraient servir à de nouvelles actions à chaque fois quune personne soupçonnée davoir cautionné ou participé à des sévices est localisée dans un pays qui a signé la convention internationale contre la torture de 1984.
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