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Mort dune fillette et recrudescence des affrontements Plusieurs villes de la wilaya de Béjaïa ont vécu, dans la journée dhier, des échauffourées. Certaines dentre elles ont été dune extrême violence dans les affrontements qui ont opposé les éléments des brigades anti-émeutes aux émeutiers, dont la majorité dentre eux ne dépassent pas lâge de ladolescence. Fatah Dellys, Quotidien d'Oran, 23 mai 2001 La ville dEl-Kseur aura connu les évènements les plus violents. Dans cette ville, les éléments du service dordre ont fait usage de bombes de gaz lacrymogène. Lune dentre elle a atterri dans la cour dune maison dhabitation, causant le décès dune petite fille, âgée de 6 ans, victime dinhalation de gaz. Cinq blessés ont reçu des soins à la polyclinique. Le centre-ville a été complètement saccagé. De loin, de longues colonnes de fumées noires, dégagées par des pneumatiques, incendiés par les émeutiers, étaient perçues jusque dans laprès-midi. Et, à lheure où nous mettons sous presse, le calme nétait toujours pas revenu à El-Kseur. A Souk El-Tenine, agglomération réputée paisible, des scènes de violences ont été vécues dans la même journée. Une grève générale y était également observée. Tous les commerces et les administrations étaient paralysés: Souk El-Tenine donnait limage dune ville morte. Les localités proches, comme les villages dAït Smaïl et de Darguina, ont vécu également des scènes de troubles. De jeunes manifestants ont dressé des barricades, empêchant, au niveau du tunnel de Bordj Mira, toute circulation sur laxe Kherrata-Sétif. A Aokas qui a connu de terribles affrontements ces derniers jours un calme précaire y règne. En effet la tension demeure visible. A Akbou, quelques échauffourées sans gravité ont eu lieu entre des jeunes et les éléments du service dordre. A Tichy, de violents affrontements, entre émeutiers et services de sécurité, ont été enregistrés en fin daprès-midi. Des manifestants ont jeté des pierres sur les brigades de gendarmerie qui ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes. De nombreux édifices ont été saccagés et les manifestants ont érigé des barricades et incendié des pneus, bloquant la route nationale et empêchant des centaines de véhicules demprunter le tronçon vers Sétif ou celui de Béjaïa, dans lautre sens. --------------------------------------------------------------
Maâtkas renoue avec les échauffourées B. Farid, Quotidien d'Oran, 23 mai 2001 Après trois jours descarmouches, la région de Maâtkas a replongé, hier, dans une situation chaotique. En effet, tôt dans la matinée dhier, plus de cent personnes se sont rassemblées devant le siège de la brigade de gendarmerie. Les manifestants ont barricadé lartère principale de leur bourgade avec toute sorte dobjets. La seule revendication, scandée devant les brigades anti-émeutes, scindées en deux groupes, était le départ «immédiat» du chef de la brigade. A 10h, les élus ainsi que les représentants des comités de village de la région entrèrent en négociation avec les gendarmes et leur exposent lexigence de la foule. La tension montait au fur et à mesure que le temps progressait. Les élus arrivent cependant à maîtriser la situation qui risquait à tout moment de dégénérer en émeute. A 14h, les représentants des comités de villages, appuyés par les responsables élus, renouvellent les négociations. Cette fois, le capitaine de gendarmerie accepte de satisfaire la revendication, à condition quil soit mis à sa disposition deux véhicules civils. A ce moment précis, une délégation de la coordination des Ârchs de Tizi Ouzou arrive à Maâtkas et tente dapaiser les esprits. «Ayez confiance en nous! Nous nous rencontrons ce jeudi (demain NDLR) et nous déciderons des actions à mener dans lavenir», dira lun des membres de la délégation à la foule. Le départ «immédiat» du gendarme est alors annulé. Toutes les instances militaire et administrative locales ont été saisies (par téléphone). «Il partira aujourdhui!», répétait sans cesse le chef de daïra. Dehors, la foule continuait de scander des slogans hostiles au pouvoir. A lintérieur du siège de la daïra, les élus et la délégation des Ârchs hésitaient à annoncer à la foule le report du départ du chef de brigade. Le maire et ses adjoints auraient fait appel à toutes leurs forces pour affronter des dizaines de personnes en grogne. Mais léchauffourée éclate aux environs de 16h30, quelques instants seulement après que le maire eut informé ses administrés des dernières évolutions de la situation et lannulation du départ «immédiat» du capitaine de gendarmerie. Des jets de pierre fusèrent de partout et les gendarmes ripostaient avec des grenades lacrymogènes. Au moment où nous mettons sous presse, les échauffourées se poursuivent. -------------------------------------------------------- Reprise des émeutes Depuis la fin de soirée de la journée davant-hier, la ville dAzazga a sombré dans un climat démeutes et de heurts sans fin. En effet, le retour des manifestants de la marche de Tizi-Ouzou vers Azazga a généré des regroupements en ville qui se sont très vite transformés en foules en ébullition. La riposte musclée des brigades anti-émeutes pour les disperser a enflammé les contestataires, surtout après quun élément de la brigade a démoli la plaque commémorative dune victime. Hier matin, le maire et le chef de daïra ainsi que le père de ladite victime ont restauré la plaque commémorative dans une cérémonie en appelant au calme. Toutefois, la démarche na pas calmé les esprits. Les affrontements ont causé des blessures à un manifestant.
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