Nouveau bilan

755 morts dont 704 à Alger

Le Jeune Indépendant, 28 novembre 2001

Le nombre des victimes des dernières intempéries s’est élevé, hier à midi, à 755 morts, dont 704 à Alger. Le bilan reste inchangé pour l’ensemble des autres wilayas touchées par les intempéries : Chlef (13 morts), Tipasa (11), Relizane (9), Tiaret (5), Mascara (3), Tlemcen (4), Oran (2), Aïn Temouchent (1), Mostaganem (1) et Tizi Ouzou (1). Par ailleurs, quatorze écoles ont été évacuées et les autorités s’emploient à régler rapidement les problèmes de relogement des familles sinistrées qui occupent encore des écoles (une trentaine d’écoles encore squattées) pour rendre à l’école sa vocation première et unique. A Alger, l’administration des Postes et Télécommunications a lancé un projet de réalisation, au plus tard à la fin de l’année, d’un nouveau central téléphonique numérisé à Bab El-Oued d’une capacité de 20 000 lignes, soit 3 500 de plus par rapport au précédent complètement endommagé par les inondations du 10 novembre. R. N.

----------------------

Bilan des intempéries en constante augmentation

757 décès et 122 disparus

Omar Sadki, Le Quotidien d'Oran, 29 novembre 2001

Le nombre de victimes des intempéries à l’échelle nationale est passé à 757 morts, dont 706 à Alger. Ce bilan communiqué par la cellule de crise de la wilaya d’Alger, s’alourdit à mesure que les corps de disparus sont identifiés. Le nombre de personnes portées disparues est revu à la baisse : il passe de 170 à 122. Ainsi, 35 dépouilles déposées à la morgue d’El-Alia n’ont toujours pas été identifiées. Cela est dû principalement au fait qu’aucun papier d’identité n’a été retrouvé sur elles. Par ailleurs, les familles des victimes, généralement de l’intérieur du pays, sont encore dans l’ignorance du sort de leurs proches. Des cadavres continuent, en outre, d’être extirpés des décombres boueuses au fil de l’opération de déblaiement.

Ce même bilan intègre, d’autre part, les autres aspects se rapportant aux mesures prises par les pouvoirs publics en faveur des sinistrés. On apprendra ainsi que 1.200 familles ont été définitivement relogées, tandis que 237 autres qui ont été reconnues sinistrées, attendent de l’être d’ici peu. Ces familles en attente de relogement ont été installées dans des centres de transit, essentiellement dans le camp de toile de Sidi Fredj.

Sur un autre plan, 6.120 bâtisses ont été expertisées. Parmi elles, 2.749 sont classées dans la case rouge. La moitié de ces habitations se trouvaient déjà dans un état de vétusté avancé. Parallèlement à cette opération de recensement, les opérations de démolitions ont d’ores et déjà commencé. Deux habitations situées à l’avenue Colonel Lotfi, ont été les premières à être rasées. Les services du CTC ont, en outre, contrôlé 300 locaux commerciaux, dont 240 à Bab El-Oued. Les dégâts matériels enregistrés ont touché principalement les secteurs des Travaux Publics, les P&T, l’Education et la Formation, l’éclairage public et la voirie. On signale également que 318 véhicules endommagés ont été identifiés sur un total d’environ 400, dont 134 ont été récupérés par leurs propriétaires.

Pour ce qui est des indemnisations, celles-ci interviendront ultérieurement en fonction des assurances contractées.

Quant aux infrastructures de l’Education, 22 écoles sur 30 ont été libérées de leurs indus occupants, essentiellement des faux sinistrés, fait-on remarquer à la wilaya d’Alger. Bouzaréah en détient le record, puisque la population dite «sinistrée» avait occupé pas moins de 7 établissements scolaires. Dans la majeure partie des cas, le recours à la force publique s’est avéré nécessaire pour déloger ces familles.

Par ailleurs, 455 ayants droit ont perçu l’avance sur le capital-décès d’un montant de 10.000 dinars sur un total de 700.000 dinars. D’autres citoyens, 22 au total, ont reçu des aides pour restaurer leurs habitations, partiellement touchées par les intempéries, pour lesquelles l’indemnité a été fixée à 200.000 dinars. Sur le plan de la solidarité internationale, il est fait état de l’arrivée à l’Aéroport Houari Boumediene de 26 avions-cargos. M. Boudina, Chargé de la communication à la wilaya d’Alger, a souligné que, passés les moments de flottements des premiers jours dûs aux difficultés de communication et de circulation, la distribution des dons est devenue plus fluide.

Quant à l’histoire des détournements, elle n’existe pas, selon le même responsable. «Prenez ce qui a été dit au sujet du thon. C’est ahurissant, car on n’a jamais reçu de dons de cette nature», révèle-t-il... tardivement.

 

 

Retour

 

 

   
www.algeria-watch.org