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Après
les intempéries de Bab El-Oued
Plus de 145 bâtisses à démolir
Par Amina Azoune, Le jeune Indépendant, 25 décembre 2001 Près de 48 jours après les intempéries du samedi noir, Bab El-Oued renoue timidement avec son ambiance dantan. Cette ambiance qui fait la particularité des quartiers populaires de la capitale. Les opérations de déblaiement tirent vers leur fin à travers les ruelles et autres endroits inondés par la boue, et le retour à la normale est perceptible même si le cauchemar hante toujours les esprits des habitants du plus vieux quartier dAlger. Hier, lors dune virée à travers les principales artères de Bab El-Oued, on a pu suivre les dernières opérations. A cet effet, il y a lieu de signaler que 26 bâtisses à Bab El-Oued, 12 à Bologhine, 18 à Raïs-Hamidou et 7 à Oued Koreich ont été démolies jusquà présent. Il reste encore, 39 autres à Bab El-Oued et 43 à Raïs-Hamidou qui sont à démolir. Selon le dernier bilan, 1 425 familles sinistrées ont été prises en charge et relogées définitivement. Notons que les 261 familles recasées dans des centres de transit ont été évacuées pour être relogées ou pour rejoindre leur habitation. M. Boudina nous a déclaré que «tous les établissements scolaires occupés par les sinistrés ont été évacués», alors que «sur les 16 infrastructures squattées par les sinistrés, seulement deux, à savoir celle de Beni-Messous et Mohammedia, sont toujours occupées par des familles». Concernant les propriétaires dhabitations endommagées et déjà expertisées, ils ont bénéficié de la première tranche dindemnité. 523 locaux commerciaux ont été expertisés, dont 447 à Bab El-Oued, 27 à Oued Koreich, 35 à Raïs-Hamidou, 7 à Bologhine, 7 à Hammamet, et 1 à Aïn-Bénian. 106 commerces concernés par la démolition ont été transférés et leurs propriétaires ont retiré les clés des nouveaux locaux attribués. Ainsi, lestimation financière pour les locaux est de lordre de 1,168 milliard. 680 familles ont perçu lavance sur lallocation décès de 100 000 dinars dont 171 dossiers ont été finalisés et lintégralité du montant décidé par le gouvernement a été remise aux concernés. Concernant la cellule de crise, Boudina a indiqué que cette dernière existe toujours mais certains modules nexistent plus telle la santé qui est reliée à la direction de la santé, les routes du ressort des travaux publics, le transport, les secours de sauvetage, car on nest plus dans lurgence. La cellule a dautres questions également à traiter, à savoir les indemnisations, les disparus, les locaux, les réseaux de réhabilitation. A. A.
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www.algeria-watch.org
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