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Il y a 3 ans était assassiné Abdelkader Hachani Fin dun leader, début dune guerre interne L'Actualité, 20 novembre 2002 Voir aussi dossier: L'assassinat de Hachani Le 21 novembre 1999 était assassiné, dans un cabinet dentaire, Abdelkader Hachani, le N° 3 du FIS dissous. Son assassin Fouad Boulemia, qui a reconnu les faits, a été condamné à la peine capitale lors dun procès diversement apprécié. Si pour la majorité du courant reconciliateur, cet attentat représentait un coup dans le processus de règlement politique de la crise algérienne et dont le leader fissiste était la figure fédératrice du courant dans le camp adverse, lon a considéré sa disparition entrant dans le conflit des courants pour la reprise en main et la réactivation du parti dissous. Le communiqué de la présidence de la république avait considéré que "cet acte criminel prouve que les ennemis de la concorde civile, de la concorde nationale et de la réconciliation nationale, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur, veulent toujours du mal au peuple algérien qui panse ses blessures pour se relever et retrouver sa place dans le concert des nations". Alors que linstance exécutive du FIS à létranger a relevé que cest un assassinat qui coïncide avec une amplification dans le discours de l'éradication employé par Abdelaziz Bouteflika contre tous ceux qui n'adhèrent pas à la politique exclusivement sécuritaire du régime militaire algérien. Considéré comme lartisan de la victoire du FIS aux législatives avortées du 26 décembre 1991, il est surtout le symbole de la victoire du courant Djazariste sur les salafistes dont la majorité a été arrêtée et emprisonnée. Depuis le congrès Wafa de Batna qui consacra la suprématie de ce courant sur les salafistes, Hachani donnait une autre orientation au Front, limprégnant de ses propres idées. Cette attitude tolérante fera de lui, aux yeux des observateurs, le modèle modéré de la mouvance. Dautant, estimait-on, quil condamnait le recours à la violence. Arrêté et détenu pour avoir publié un encart publicitaire jugé comme un appel à la désobéissance dans larmée, Hachani sera condamné à 5 années de prison. Pendant sa détention à Serkadji, il a été témoin de la tentative de mutinerie qui fit plus de cent morts parmi les détenus, le 21 février 1995. Il est libéré en 1997. Cest à cette époque quil rappela à lordre le tenant du courant opposé, Rabah Kebir, responsable de linstance exécutive du parti dissous à létranger lorsquil annonçait la fin du FIS. Dès sa sortie de prison, il reprend ses activités politiques. Ce qui lui vaudra une surveillance policière. Dailleurs, il alerte à ce sujet le ministre de lintérieur par courrier, le 28 octobre 1999, lui demandant dintervenir pour mettre fin au harcèlement des agents qui suivaient tous ses mouvements. Ceux-ci, selon lui, linterrogeaient plus précisément sur sa position sur "les développements intervenus sur la scène politique nationale ". Un congrès
pour réhabiliter le FIS Ce congrès a, dailleurs, remis question le clivage et les divergences entre les salafistes représentés par Rabah Kebir, qui sétait empressé de le dénoncer, et les djazaristes dont fait partie Dhina qui est, dit-il, "resté fidèle à la source originelle". Abassi Madani a dû se rétracter après avoir envoyé une lettre de soutien aux congressistes, lue par son fils, sous la pression, vraisemblablement, de lautre courant particulièrement favorable à la démarche de "concorde" du président Bouteflika. Ou a-t-il simplement intégré cette position inconstante dans la perspective de la fin de sa mise en résidence surveillée ? Ce "revirement" suppose, outre le reniement des algérianistes, une perspective suspecte de retour sur la scène des salafistes. Le projet de lingénieur de lIAP serait sacrifié ainsi sur lautel de lespoir dune réhabilitation du parti dans la foulée de la mise en uvre de la concorde nationale et des présidentielles de 2004. Trois ans après sa mort, la guerre du leadership au sein de la nébuleuse ne fait que recommencer entre les partisans de Hachani représentés par Ahmed Zaoui et Mourad Dhina et les salafistes avec Rabah Kebir entourés notamment des deux fils de Abassi. Cela en plus de la bataille autour des groupes armés, notamment lAIS dissoute dont les protagonistes se réclament. Ainsi, lanniversaire de son assassinat repose la question de la volonté des divers camps dutiliser la problématique du FIS dissous dans le jeu électoral prochain. D. Ben Voir aussi: |
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www.algeria-watch.org
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