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FIS-dissous Des personnalités islamistes demandent à Bouteflika de libérer Madani et Benhadj
Le Quotidien d'Oran, 7 novembre 2002
En date du 30 octobre, le président de la République a été destinataire dune lettre signée par une quarantaine de personnalités, principalement religieuses, lui demandant de procéder à la libération des leaders du FIS, Abassi Madani et Ali Benhadj, à loccasion de la commémoration du 1er Novembre 54. La lettre signée par des « oulémas » dEgypte, de Syrie, du Pakistan, du Maroc, de Tunisie... invoque la détérioration de létat de santé des deux prisonniers pour justifier leur demande, adressée avec une ostensible déférence à Bouteflika. Parmi les noms connus, il y a lEgyptien Youcef El-Kardhaoui, le Tunisien Rachid Ghanouchi, le Marocain Abdelkrim El-Khatib, le chef de la Djamaïa islamique du Pakistan, Ahmed Kadhi..., des personnes qui passent pour être des figures emblématiques dans leurs pays respectifs. Certains de ces signataires sont honnis par les régimes de leurs pays, à limage de Rachid Ghanouchi qui a souscrit à lappel à partir de Londres où il vit en exil. On retrouve, également, sur la liste les noms de Ali Yahia Abdenour, président de la Ligue algérienne de défense des droits de lhomme et Abdelhamid Brahimi, ancien chef de gouvernement sous Chadli. En revanche, Abdellah Djaballah et Mahfoudh Nahnah ne lont pas signée. Mais le président dEl-Islah sest déjà distingué auparavant par des appels répétés à lélargissement des deux chefs. Les auteurs de la lettre centrent leur attention sur létat de santé des deux détenus qui se serait gravement détérioré en prison. Leur libération leur permettrait de se soigner même à létranger «si nécessaire». «Les deux hommes affrontent la mort dans un silence cruel, en proie à des maladies chroniques en raison de leur longue détention», écrivent les signataires qui rappellent le passé de chacun des deux hommes: Abassi au service de la patrie dans la guerre de libération et Benhadj dont la jeunesse fut dévouée à la religion. Le document sarrête un moment sur les conditions difficiles de détention. Ali Benhadj serait isolé du monde extérieur, dépourvu des droits humains élémentaires dont celui de se soigner. La santé des dirigeants de lex-FIS serait telle quelle «suscite une grande préoccupation et une profonde inquiétude». Ils rappellent aussi que Abassi Madani est âgé de 72 ans et quil a passé 22 ans de sa vie dans les geôles. La lettre met en relief, dautre part, la position du FIS à légard de la crise que traverse lAlgérie: une solution politique, juste et globale est une vieille revendication de ce parti dissous. Les auteurs de la lettre sous-entendent que ce dernier nest pas responsable des tueries et pour cause ! Il a demandé une commission denquête indépendante pour faire la lumière sur les actes de violence qui ont ciblé les innocents. Omar Sadki |
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www.algeria-watch.org
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