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Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux Front Islamic
du Salut Communiqué Face aux falsifications propagées par certains frères sur la scène médiatique faisant croire que le Front islamique du salut a tenu un congrès au cours duquel il aurait procédé à des modifications de ses cadres et de ses statuts, linstance exécutive du Front islamique du salut à létranger partant de ses responsabilités tient à préciser ce qui suit : Les cadres et les
statuts du FIS nont pas été modifiés et ne
peuvent subir de changement que dans le cadre dun congrès
légal auquel participent tous les responsables et cadres du parti.
Un tel congrès doit être préparé de manière
légale et publique par les instances officielles du parti dès
la réunion des conditions favorables du point de vue sécuritaire
et politique. De ce fait, nous appelons tous les cadres et les sympathisants du FIS à sunir autour des instances officielles produites par le congrès de la fidélité tenu à Batna jusquà la réunion des conditions objectives pour la tenue dun congrès légal à même de permettre aux militants de notre courant de se réorganiser afin de contribuer efficacement à sortir le pays de sa crise Europe, le 27 joumada
I 1423 l'Instance exécutive
à l'étranger -------------------------- Le FIS nest la propriété privée daucun homme Ribat, Dimanche 11 août 2002, 2 joumada II 1423, No 431 Pour réunir leur "congrès" qu'une écrasante majorité de responsables et de militants du parti dénoncent comme une manuvre, voire un coup d'Etat fomenté par quelques individus n'ayant aucune autorité à préparer un congrès, à fortiori dans la clandestinité, les "congressistes" se prévalent de l'article 25 des statuts du FIS, qui stipule qu'un "congrès extraordinaire peut se tenir pour une RAISON URGENTE à la demande du président du bureau exécutif national ou à la demande de la majorité des membres du madjlis ech-choura". Quelle urgence motive la tenue de ce faux congrès ? Certainement pas les décisions prises dimanche dernier, à savoir la dissolution de toutes les instances qui existent, la mise en place d'un nouvel exécutif qui ne dispose d'aucune légitimité électorale, n'étant pas l'émanation d'un vote des militants, et l'élargissement du conseil consultatif à 13 personnes, toutes du même clan. D'ailleurs, leurs noms n'ont même pas été divulgués. Ce qui prouverait, s'il en était besoin, qu'il s'agit bel et bien d'un putsch, à tout le moins, d'une prise en main de la direction du parti par un seul homme qui n'est plus dans le jeu politique depuis de nombreuses années. Emprisonné, il n'a pas pu suivre l'évolution politique à la fois du parti et du pays confrontés à une violence jamais connue auparavant. Se servir, aujourd'hui, de l'article 25 des statuts dans les conditions que nous connaissons, qui n'exigent ni urgence ni nécessité d'un congrès extraordinaire, n'est qu'une manuvre destinée à tromper l'opinion publique et les militants qui n'ont pas eu le droit d'exprimer leur avis. Pourquoi ne tient-on pas ainsi compte de l'article 23 qui exige la tenue d'un congrès tous les trois ans ? Qui et qu'est-ce qui a empêché le congrès de se tenir ordinairement à l'étranger au moment où la situation internationale pouvait le permettre, notamment immédiatement après les accords de Rome en 1995, puis après que l'AIS eut décidé de se désengager du champ militaire en 1997 ? Peut-on, honnêtement, faire prévaloir des statuts qui s'ils donnent au président dans un contexte normal le droit d'appeler publiquement toutes les instances à un congrès extraordinaire, ne lui reconnaissent pas, en revanche, le droit de nommer les membres de la commission de préparation et de désigner qui bon lui semble. Aucune discussion n'a eu lieu à ce sujet, aucun débat n'a été engagé au préalable, aucun pré-congrès n'a été organisé ni à l'intérieur ni à l'extérieur pour préparer les motions et les résolutions et pour évaluer le chemin parcouru. On peut supposer que toutes les instances dirigeantes sont caduques à partir du moment qu'aucun congrès n'a été tenu dans les délais requis. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Soit. Mais rien d'exceptionnel ne marque la situation actuelle du parti. Alors pourquoi avoir précipité les choses, pourquoi toute cette improvisation, pourquoi ces diktats, pourquoi ces oukases, pourquoi ces menaces ? Le Front islamique du salut n'est la propriété d'aucun homme, y compris le président qui est soumis aux règles collectives de fonctionnement. Le FIS appartient
à tous ses militants, tous ont sacrifié et se sont sacrifiés
; nous déplorons des milliers de morts dans nos rangs. En hommage
à leur mémoire et par respect pour leurs familles, nous
considérons indécent, indigne que quelques individus se
disputent le pouvoir et le contrôle du parti alors leur sang n'a
encore pas séché.
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www.algeria-watch.org
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