FRONT DES FORCES SOCIALISTES

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Alger, le dimanche 12 septembre 1999.

 

COMMUNIQUE

 

Le chef de l'Etat, dans un entretien accordé récemment à Paris Match n°26.24 du 09 septembre 1999, s'est engagé à garantir le débat contradictoire, y compris à la télévision, en déclarant : " ... pendant la campagne référendaire, mes adversaires auront tous les droits y compris à la télévision... "

Que constate-t-on :

  • L'ENTV (l'unique chaîne de télévision) est transformé, et ce depuis le 16 avril, en machine de propagande de la Présidence. Aucune voix qui ne cadre pas avec les thèses du pouvoir n'est autorisée. Pire, tous ceux qui, porteur de propositions de sortie de crise et qui ont exprimé leurs réserves ou leur opposition sont systématiquement dénigrés sans qu'ils puissent se défendre.
  • Les conférences publiques prévues à Barbacha (Wilaya de Bejaia) et à Azazga (Wilaya de Tizi Ouzou) ont été interdites.
  • La conférence programmée à Constantine pour le dimanche 12 septembre n'a été autorisée que la veille. Les autorités ont par ailleurs exigé de notre structure fédérale de signer l'engagement de soutenir " le projet de concorde civile " ! 
  • Les conférences et meeting organisés par les partisans du " oui " se déroulent sans autorisation dans des salles accordées gratuitement, contrairement à ceux organisés par le FFS.
  • Des pressions et des intimidations sont exercées sur les militants et responsables du parti

Le FFS tient à dénoncer ces atteintes aux libertés et aux droits consacrés par la Loi et le Pacte Internationale sur les Droits Civiques et Politiques.

Le FFS n'a eu cesse depuis la mascarade du 15 avril d'alerter l'opinion nationale et internationale sur les tentatives de réduire les espaces de libertés et d'aller progressivement vers l'extinction de toute vie politique en marginalisant l'opposition démocratique.

Ces appréhensions se confirment aujourd'hui : il y a bel et bien une volonté de restaurer les schémas de la pensée unique en ne tolérant aucune forme pacifique de contestation.

En ne respectant pas ses engagements, le chef de l'Etat ne fait que jeter davantage de suspicion sur une démarche qui se situe aux antipodes de la paix et de la réconciliation nationale.

 

Le Premier Secrétaire

Ahmed DJEDDAÏ

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