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Des associations boycottent le festival Le comité provisoire et l'association Vie s'insurgent contre la tenue du festival Le Matin, 8 août 2001 A quelques heures
de l'ouverture du Festival mondial de la jeunesse et de l'étudiant,
des voix se sont élevées pour décrier cette manifestation.
L'association Vie de Staouéli s'insurge contre ce festival «
organisé au nom de la jeunesse meurtrie, méprisée
par ce pouvoir qui l'a rendue sans perspectives d'avenir, noyée
dans des problèmes socioéconomiques et en proie au suicide,
à la prostitution et à la drogue ». « Comment
ce pouvoir peut-il organiser un festival mondial et lui assurer toutes
les conditions nécessaires en ayant les caisses vides ? Et comment
assurer la sécurité des jeunes venus d'autres pays quand
des citoyens algériens sont assassinés par les islamistes
aux portes de la capitale et des femmes punies au nom d'une morale moyenâgeuse
par le viol sans que cela semble interpeller ou inquiéter outre
mesure nos responsables ? », s'interroge cette association. De la
même manière, le comité provisoire des citoyens d'Alger
dénonce ce festival « quels que soient les vux et sentiments
de paix et de progrès » des participants, car cette «
participation cautionnera un pouvoir aux abois du fait de son rejet par
le peuple algérien ». Notre jeunesse, poursuit ce communiqué,
« est dépossédée de tout. Pas de travail, pas
de logement, pas de démocratie, pas de loisirs, pas de liberté.
La panoplie de la répression va jusqu'à la chasse aux couples.
Notre jeunesse veut se réapproprier son identité et sa dignité.
Elle s'organise et lutte comme elle peut contre l'autoritarisme de l'Etat
et ses alliés obscurantistes, elle veut vivre dans un pays libre.
En fin de compte, ce festival n'est qu'une tromperie de plus ». -------------------- Le festival face aux restrictions des libertés démocratiques Le coup d'envoi du 15e Festival mondial de la jeunesse et de l'étudiant sera donné aujourd'hui à Alger. L'événement intervient dans un contexte marqué par le désarroi de la jeunesse algérienne et une restriction des libertés. Le 15e Festival mondial
de la jeunesse et de l'étudiant s'ouvre aujourd'hui à Alger
sur fond de polémique. Les autorités algériennes
ont débloqué une enveloppe de trente milliards de centimes
pour sa réussite bien que des voix se soient élevées
pour demander son annulation. Des voix jugent « inopportune »
la tenue du festival en Algérie qui n'est pas encore parvenu à
faire le deuil des récentes manifestations, réprimées
dans le sang par la gendarmerie.
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www.algeria-watch.org
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