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En indiquant que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur Zerhouni met en garde les partisans du boycott Par Mohamed Zaâf, Le jeune Indépendant, 11 mai 2002 M. Yazid Zerhouni, a menacé, une fois de plus, hier, de recourir à la loi dans toute sa rigueur contre toute personne qui «entrave ou tente dentraver» le prochain scrutin prévu pour désigner les membres de la prochaine APN, le 30 mai prochain. Le rappel de Zerhouni semble sadresser en premier lieu à la Kabylie, région où les forces qui sy expriment «rejettent», quelles soient légales ou non, les élections et menacent, pour certaines dentre elles, dempêcher la tenue même du scrutin. Plusieurs personnalités politiques ont appelé de leur côté à un boycott des élections, jugées dans les conditions actuelles comme inutiles et loin dêtre la solution à la crise algérienne. M. Zerhouni, qui semble prendre au sérieux lappel au boycott, mais aussi les manuvres frauduleuses, a fait exploitation du média le plus important, la télévision, pour multiplier les mises en garde ces derniers temps. Hier, lagence étatique Algérie presse service rendait public un communiqué du ministère de M. Zerhouni où étaient transcrits des articles entiers de la loi électorale et du code pénal, et les sanctions applicables à ceux qui les enfreinderaient. Des peines allant de six mois à vingt ans demprisonnement seront retenues contre les personnes selon quelles agissent à titre individuel ou dans un «cadre concerté» pour une quelconque action frauduleuse ou dentraves aux élections. Ainsi, «quiconque, à laide de fausses nouvelles, bruit calomnieux ou autres manuvres frauduleuses aura surpris ou détourné des suffrages, déterminé un ou plusieurs électeurs à sabstenir de voter», se verra appliquer les sanctions prévues par les articles 102 et 103 du code pénal. Dans son article 102, le code pénal dispose que «lorsque, par attroupement, voie de fait ou menace, on a empêché un ou plusieurs citoyens dexercer leurs droits électoraux, chacun des coupables est puni dun emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus et de linterdiction de voter et dêtre éligible pendant un an au moins et cinq ans au plus». Dans le cas où une personne dotée dune arme jette le trouble dans un bureau de vote, elle est passible dune peine de six mois à trois ans de prison. Lorsque le trouble est commis dans le cadre dun plan concerté, la durée de lemprisonnement se situe entre cinq et dix ans.Dans son article 205, la loi organique relative au régime électoral prévoit de son côté que «quiconque aura enlevé de lurne des suffrages émis et non encore dépouillés sera passible de la réclusion à temps de cinq à dix ans. Si cet enlèvement a été effectué par un groupe de personnes et avec violence, la peine sera la réclusion a temps de dix à vingt ans». Une loi, à
lallure sévère mais qui na jamais connu un gramme
dapplication dans un pays devenu légendaire dans le domaine
électoral. La fraude massive de 1997, dénoncée par
de nombreuses voix, particulièrement par le FLN, principale victime,
selon lui, na donné lieu jusquà présent
ni à des poursuites, ni à des sanctions contre les auteurs.
M. Z.
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www.algeria-watch.org
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