Initiative du groupe des «Quatre»

Kamel Guemmazi : «Nous y adhérons»

Par Mohamed Zaâf, Jeune Indépendant, 19 avril 2002

Kamel Guemmazi, membre de l’ancien madjliss Echouri du FIS, s’est félicité de l’initiative des «Quatre», déclarant qu’il «adhérait dans sa globalité» à la déclaration commune signée mardi dernier, par le groupe à Alger.

Quatre personnalités nationales, MM. Ali Yahia Abdennour, de la ligue de défense des droits de l’homme, le général à la retraite Rachid Benyellès, Hocine Aït-Ahmed du FFS, Ahmed Taleb-Ibrahimi de Wafa (non officialisé), avaient rendu publique une déclaration dans laquelle ils dressaient un tableau noir de la situation, rejetaient les législatives du 30 mai et proposaient des négociations avec le pouvoir, y compris sa branche militaire, pour une sortie de crise. En ce moment, plutôt que des élections, le peuple algérien «a besoin d’urgence d’une solution à la crise qu’il subit et dont les conséquences se traduisent par un verrouillage politique et médiatique, et une dégradation de la situation à tous les niveaux, y compris sécuritaire», a estimé Guemmazi, dans une brève déclaration au Jeune Indépendant. Dans les conditions que vit le pays, «les élections ne peuvent avoir de sens que s’il y a accord sur la solution», pense-t-il. «L’atmosphère et les conditions politiques actuelles démontrent qu’il n’y a pas de volonté politique pour une solution», a-t-il déploré. Pour lui, l’attitude du FIS se base sur une «stratégie de l’opposition politique légitime» depuis «la confiscation du 26 décembre [arrêt du processus électoral en 1991] et des injustices qui en ont découlé». L’interruption des législatives suivie du coup de force de janvier 1992 ont fait que «le peuple algérien se trouve, depuis, dirigé par des institutions sans légitimité» car «toutes les élections qui ont eu lieu par la suite ont été entachées de fraude comme en ont témoigné les acteurs politiques y compris officiels, jusqu’aux plus hauts niveaux», constatait-il.

Ali Benhadj, rappelle-t-on, s’était déclaré contre une participation du FIS dissous aux prochaines législatives, considérant que si tel était le cas, le parti signerait son «arrêt de mort». M. Z.

   
www.algeria-watch.org