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Ils expédieront les affaires courantes jusquaux élections partielles Les secrétaires généraux à la tête des 60 communes sans élus
Le Quotidien d'Oran, 2 novembre 2002 Les communes où les élections municipales ont été invalidées par la justice seront gérées par les secrétaires généraux. Soixante dentre elles sont concernées par cette mesure: trente à Tizi Ouzou, Vingt et une à Béjaïa, cinq à Bouira, deux à Khenchela, une à Laghouat et une autre, enfin, à Biskra. La décision du ministère de lIntérieur de nommer provisoirement des secrétaires généraux à la tête des communes concernées a été annoncée, jeudi dernier, par un communiqué officiel diffusé par lAPS. Ces secrétaires généraux, selon la même source, seront chargés « dassurer la pérennité du fonctionnement des services communaux » et de « veiller au bon fonctionnement des services ». Sans prérogatives autres que celles qui, précisons-le, consistent à gérer les affaires « techniques et administratives ». La délégation qui leur a été donnée par le ministère de lIntérieur, en effet, exclut de son champ dapplication tout acte de disposition du patrimoine communal, de gestion des finances, du foncier ou du parc immobilier. Elle prendra fin aussi le 23 novembre prochain. Car, la loi électorale stipule que les élections partielles doivent être organisées quarante-cinq jours après le scrutin. « Mon département est fin prêt et nous comptons prendre contact avec les partis concernés dans les tout prochains jours pour leur soumettre la proposition et écouter leurs avis », a déclaré, à ce sujet, le ministre de lIntérieur, Yazid Zerhouni. Le choix du gouvernement de ne pas recourir à des délégués exécutifs communaux, comme la laissé entendre une partie de la presse, semble être une démarche dapaisement. La rumeur qui a circulé sur leur retour en Kabylie a ravivé les inquiétudes et préoccupé lopinion politique de léventualité de nouveaux troubles. Mais, lapaisement voulu nest pas exempt de fermeté. Le pouvoir nentend, manifestement, pas revenir à la situation des DEC, synonyme dune exception institutionnelle assumée - les DEC ayant été nommées après un vide institutionnel créé par la dissolution des APC/FIS -, mais quil souhaite aujourdhui remettre à lhistoire... Rejetant toute idée de vide institutionnel, les autorités considèrent quil y a, dans la situation actuelle, une situation plutôt particulière qui a empêché le déroulement des élections dans 60 communes. Suivant cette logique, elles tentent dy remédier: non pas par des mesures administratives exceptionnelles, mais dans le strict respect de la loi électorale. A cela, il faut ajouter que la décision des autorités vise à accentuer la pression sur le mouvement de protestation en lui ôtant tout argument de mobilisation populaire. Hormis les quelques incidents mineurs qui ont été signalés dans quelques communes, les ârouch nont pas pu perturber linstallation des nouveaux élus en Kabylie. Maintenant, ils semblent tout aussi désarmés pour mener une nouvelle campagne contre des adversaires qui, aujourdhui, sont de simples intérimaires dont la charge est de répondre aux besoins domestiques et urgents des populations locales. Leur reflux qui se traduit, aujourdhui, par léclatement de linterwilayas et par une difficulté à rassembler les foules - linterdiction des manifestations publiques par le pouvoir ny est pas étrangère - est aggravé par la bataille judiciaire épuisante à laquelle le pouvoir le contraint en mettant en prison quelques-uns de ses principaux délégués dont Belaïd Abrika. Comme la remarqué le journal électronique, Algérie Interface, le mouvement des ârouch, déjà affaibli par ses divisions, se trouve aujourdhui « embourbé » dans une « épuisante bataille pour la libération des détenus ». Ce nouveau « front » a pour conséquence redoutable déloigner le mouvement de sa revendication initiale: la satisfaction de la plate-forme dEl-Kseur. Noureddine Azzouz
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www.algeria-watch.org
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