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| Elections partielles Zerhouni entame les consultations Omar S., Le Quotidien d'Oran, 22 décembre 2002 Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, a entamé les consultations avec les partis politiques en vue d’arrêter la date de tenue des élections partielles dans les wilayas où celles du 10 octobre ont été perturbées. Il a déjà reçu au ministère, au début de la semaine dernière, séparément, des délégations de trois partis, en l’occurrence le MRN, le PT et le RND. Ce cycle de concertation sur la date sera élargi au cours de cette semaine au FLN et au FFS. Le ministre semble ainsi donner forme au souhait du président de la République, exprimé lors du dernier conseil des ministres, d’organiser dans les plus brefs les élections locales là elles n’ont pu avoir lieu le 10 octobre passé, à la suite des troubles qui ont émaillé le scrutin. L’essentiel de ces communes, au nombre de 60, se situent sur le territoire des wilayas de Kabylie où le mouvement des ârouch et le RCD avaient activé le 10 octobre pour empêcher la tenue régulière des élections. Zerhouni avait souhaité, à un moment donné, pouvoir organiser les partielles au courant du mois de mars 2003, au motif que l’opération ne pouvait avoir lieu au mois de novembre en raison du mois de Ramadhan et de l’hiver rigoureux qui sévit traditionnellement dans la région. Selon les responsables des partis reçus, le ministre a laissé entendre qu’il voudrait organiser ces élections à la fin du mois de février pour satisfaire la demande du chef de l’Etat qui veut hâter le processus. Ses interlocuteurs parmi les formations politiques se sont, cependant, rejoints sur un dénominateur commun qui est celui de subordonner la consultation à la réunion de conditions favorables, c’est-à-dire au rétablissement total de la paix et de la sécurité dans la région. Considérant que, dans l’état actuel des choses, la tension alimentée par les ârchs persiste toujours, contrairement au ministre qui estime que la situation s’est sensiblement améliorée. Le tout sachant que le maintien en détention de certains animateurs du mouvement sert de prétexte à la persistance de la contestation. Ainsi, dans un tel climat, les partis politiques restent peu enclins à courir le risque de perpétuer ce qui s’est passé le 10 octobre. Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, qui constate par ailleurs qu’une dynamique de retour à la normale est enclenchée dans cette partie du pays, a indiqué, lors de sa conférence de presse donnée vendredi, que la réussite du scrutin dépend de la réunion des conditions favorables à sa tenue, quitte à aller au-delà du mois de mars. A noter que la loi électorale prévoit de renouveler les élections, objet de recours, 45 jours au maximum à partir de la date de la prononciation de la décision d’annulation ou de la non-régularité des opérations de vote.
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