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Installation des nouveaux maires La circulaire de la controverse
Le Quotidien d'Oran, 20 octobre 2002 Les assemblées locales récemment élues connaissent la même crise que celle qui avait suivi les élections de 1997. On sen souvient, à lépoque, outre la protestation contre la fraude massive orchestrée en faveur du parti du RND, linstallation des présidents dAPC sétait soldée par des blocages en série des assemblées. La pomme de discorde était la circulaire qui prévoyait de désigner au poste de président, en cas dégalité du nombre de sièges entre deux ou plusieurs listes, lélu le plus âgé. La disposition a suscité un tollé dont la conséquence était la paralysie des activités des communes. Larticle 48 du Code communal stipule que les membres de la liste majoritaire, élisent en leur sein, le président de lassemblée. Dans le cas de figure dune majorité absolue dun parti, lopération est une simple formalité. Et comme des centaines dAPC connaissent des situations où deux listes au moins sont à égalité de voix, il faut sattendre à des querelles entre les différents protagonistes. Cela a déjà commencé dune manière apparemment violente puisque des localités ont connu des émeutes. Dans les wilayas de Mila, Oum El-Bouaghi, Khenchela, Sidi Bel-Abbès... les militants du FLN et du RND en sont venus aux mains quand la colère ne débordait pas sur la voie publique. Le saccage des sièges de daïra est symptomatique du rejet de la circulaire qui fait du doyen, le maire envers et contre tous. En 1997, pour les mêmes raisons, des centaines dAPC étaient bloquées pour refus de siéger de certains élus opposés à la formule. Il a fallu que le ministère de lIntérieur gèle, deux mois après les élections, la circulaire en question pour que les assemblées se mettent à fonctionner peu ou prou car le jeu des alliances rendait aléatoire la majorité relative. Présentement, elles sont nombreuses, les communes où ont émergé à égalité deux listes. Les résultats proclamés par le ministre de lIntérieur, vendredi dernier, montrent que le FLN partage la position de premier ex aequo avec dautres partis dans 323 APC, le RND dans 202, les indépendants dans 75 communes et El-Islah dans 58. Autant de cas de potentiels litiges que la loi ne prend pas en charge. Des partis politiques sentant venir la querelle, ont proposé de passer outre le critère de lâge pour privilégier celui du plus grand nombre de voix recueillies par chaque liste. Cette mesure est jugée plus démocratique et plus respectueuse du choix populaire pour départager les parties qui détiennent la même proportion de sièges. Abdellah Djaballah la clairement revendiqué lors de sa conférence de presse tenue, samedi dernier. Le lendemain, une délégation de son parti sest rendue au ministère de lIntérieur pour faire valoir la requête. El-Islah nest pas le seul à sélever contre la circulaire. Il est rejoint par le MSP qui demande, lui, de remodeler la loi électorale. Le FNA de Moussa Touati est aussi de ce côté de la tranchée. Que fera Zerhouni face à cette poussée de fièvre ponctuée démeutes? Agira-t-il comme son prédécesseur, Benmansour, qui a suspendu la circulaire si controversée et libéré, ainsi, les assemblées locales de lemprise de la contestation paralysante? Omar S. |
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