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Désistements
et colère au FFS
Retraits
de candidatures en cascade
De
notre bureau de Tizi Ouzou, Le Matin, 29 août 2002
Les responsables
du FFS qui ont affirmé avoir réussi à confectionner
des listes dans les soixante-sept communes que compte la wilaya et une
APW, le jour même de la clôture de l'opération de dépôt,
se retrouvent en mauvaise posture. D'autres sources, très au fait
de l'agitation qui entoure les prochaines élections, affirment
en l'absence d'informations officielles, que le FFS sera absent au moins
dans quatre communes dans lesquelles les candidats ne se sont pas bousculés
au portillon.
Ainsi donc, cette information sera confirmée ou infirmée
à partir d'aujourd'hui avec la clôture du délai accordé
pour compléter les dossiers. Le FFS n'a pu établir de listes
à Fréha, Souamâa, Bouzguène et Iflissen. Cela
laisse entendre aussi que le délai accordé par l'Administration
a été mis à profit pour dénicher d'éventuels
candidats dans les localités où l'on peine à boucler
les listes. Si le cas de ces quatre localités demeure toujours
flou, avec l'agitation observée dans d'autres communes de la wilaya
de Tizi Ouzou, le parti d'Aït Ahmed éprouve d'énormes
difficultés à constituer des listes complètes dans
la wilaya de Béjaïa. Ces difficultés sont rencontrées
dans une dizaine de communes, à savoir Sidi Ayad, Souk ou Fella,
Tinebdar, Oued Ghir, Tala Hamza, Fénaïa, Tamokra, Chellata
et Toudja.
La wilaya de Tizi Ouzou se distingue de sa sur jumelle par une grogne
de la base militante du parti qui a pris les allures d'une véritable
épidémie. Les premiers couacs ont fait leur apparition avec
la confection des listes. C'est le cas notamment à Boghni, Tizi
Ouzou, Aït Yahia Moussa, Azazga Dans tous les cas, ce sont les candidats
qui pilotent les listes, d'autant que ce sont ces élus sortants
qui ont été reconduits. Cette agitation n'a pas épargné
la fédération de Tizi Ouzou. Le lendemain, des documents
internes au parti ainsi que du matériel informatique ont été
subtilisés.
La crise qui s'est installée a généré un autre
phénomène : des désistements ou des retraits des
listes électorales. Jusqu'à hier, sept candidats ont annoncé
leur retrait de la course. La première défection a été
enregistrée à Irdjen qui compte deux candidats. Ils ont
attesté dans leur déclaration ne plus être concernés
par les élections du 10 octobre. Une autre défection a été
signalée à Aït Khellili pour des « raisons personnelles
». La liste de la localité d'Oboudrarène a connu une
saignée. Quatre candidats ont annoncé leur retrait avant-hier.
Pour sa part, la section d'Irdjen menace, avons-nous appris de sources
sûres, de boycotter le scrutin. La raison ? La liste établie
par la section locale, dont le tête de liste n'est autre que l'actuel
P/APC, a été rejetée par les hautes instances du
parti.
Il se trouve donc qu'à la lumière de toutes ces péripéties,
le parti d'Aït Ahmed, qui a conditionné sa participation aux
élections locales même si son porte-parole M. Ikhlef Bouaïche
a affirmé que la « position n'est pas irréversible
», traverse un sale moment.
Brahim Boubchir
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