Bilan: Une semaine de campagne

Les partis entre optimisme et pessimisme

L'Actualité, 28 septembre 2002

Après une semaine de campagne électorale pour les prochaines échéances du 10 octobre, les partis islamistes, les plus présents sur la scène politique, soufflent le chaud et le froid. Une position qui tranche avec l’optimisme du FLN et du RND

Le FLN prône "la concorde civile", et tente d’amortir les contre-coups de l’ économie libérale. Il est pour "la démocratie participative". Selon Khelifi Laïd, porte-parole du parti lors de la campagne électorale, "le FLN demande le moyen d’application de notre programme".

Le second parti qui couvre l’ensemble des wilayas est le RND.

Miloud Chorfi a considéré que la campagne, à ce jour, est "une réussite totale". Le parti d’Ouyahia donne la priorité au "développement local dont le moteur sont les assemblées". Par ailleurs, il recommande "le renforcement des relations entre les élus et la tutelle, ainsi que celles des élus avec leur parti". Il est pour "l’abrogation de la loi sur le code communal et wilayal".

Quant au FFS, il reste assez optimiste dans la mesure où sa participation est avant tout "politique". Il est pour une "démocratie participative par la mise en place d’un conseil consultatif des acteurs sociaux de la commune" a précisé Yekhlef Bouaïche. Pour ce qui est de la Kabylie, ce dernier a estimé que son parti a "réussi à imposer le débat" et que "la perte de confiance a discrédité toute consultation électorale". Toutefois, le porte-parole du FFS a estimé que "l’engouement pour les élections, où le FFS est présent, est évident".

Alors que le PT, qui n’a présenté que des listes APW, s’inquiète de "la situation politique, sociale et économique qui prévaut depuis 1992". Il remet en cause "les institutions de l’Etat", comme nous l’a affirmé Karim Labchiri, membre du parti.

Pour ce qui est du scepticisme des partis islamistes, le MSP a estimé que "la campagne se déroule normalement, à l’exception de l’intervention de l’ administration en faveur d’un parti précis". Le parti procède, entre autres, à un travail de proximité auprès des citoyens.

Concernant la Kabylie, le HMS a animé un rassemblement populaire à Bouira, et animera dans les prochains jours, à Tizi Ouzou et Béjaïa, d’autres meetings.

Abdelmadjid Menasra, porte-parole du parti de Nahnah, a affirmé que "le peuple n’est pas convaincu de la crédibilité de ces élections. Il réclame le changement. C’est pourquoi, le rôle du MSP est difficile, d’une part, dans la sensibilisation des populations, et d’autre part vis-à-vis de l’ administration qui intervient illégalement, sans tenir compte de la loi, en désignant des encadreurs de bureaux appartenant à des partis politiques alors que d’autres sont des membres de la famille des candidats".

Pour Djahid Younsi, chargé des relations politiques au sein du Mouvement Islah, "la campagne est encourageante, les électeurs sont très intéressés. Le schéma est le même dans toutes les wilayas, la confrontation se fera entre El Islah et le parti du Pouvoir". S’agissant du discours idéologique dont ont usé les responsables du parti lors des meetings, Djahid Younsi dira qu’"on est obligé de parler des questions nationales et internationales".

En tout état de cause, Islah véhicule, dans cette campagne, deux idées maîtresses : il s’agit du rapprochement entre l’élu et le citoyen, en associant le citoyen dans la gestion des affaires de la commune, ainsi que dans la prise de décision en ce qui le concerne.

La deuxième idée, c’est la transparence des marchés publics. Les formations politiques n’ont pas les mêmes chances, selon les appréciations de tout un chacun.

Rappelons que la campagne durera encore une quinzaine de jours.

Fella M.

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