MAOL, Alger le 27 Octobre 2002

MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

Colloque International sur le Terrorisme :

Si le terrorisme est devenu un fléau de dimension planétaire, pour le définir, il faut arborer les procédés et les impostures qui l'entourent avec authenticité et remonter hardiment aux origines de la calamité. En Algérie on connaît parfaitement le monstre et pour cause, les fourbes dans leurs laboratoires sont passés maîtres dans la manipulation et offrent avec arrogance et insolence leurs expériences aux autres gouvernements du monde. Il est presque irréel de les voir s'adresser aux communautés nationale et internationale avec le visage du brave et l'ardeur du sauveur !

Pour remettre les choses dans leur conteste vrai, il faut revenir en arrière et confronter les responsables de la sale guerre avec des vérités sciemment occultée. Durant les années quatre vingt, les services secrets algériens (la sécurité militaire, la DGPS, La DGDS et le DRS) ont exhorté, formé et soutenu des groupes considérés aujourd'hui comme des organisations terroristes de grande envergure. Des éléments et des cadres de l'ETA Basque de l'IRA entre autres ont élu domicile pendant des années en Algérie et se sont entraînés aux techniques de la guérilla à la caserne militaire de Djenien Bourezgue; En plus des moyens financiers, ils avaient même profité de faux documents de voyage pour les besoins de leurs déplacements.
Concernant le terrorisme islamiste, les services algériens ont depuis le début soutenu les Russes dans leur invasion de l'Afghanistan et ce, en infiltrant parmi les moudjahidines afghans des militaires algériens qui se faisaient passer pour des combattants islamistes. La Sécurité Militaire assurait de la sorte l'apport en renseignements nécessaires aux services du KGB dans son combat ; il faut par ailleurs noter que plus récemment la même chose s'est passée en Tchétchènie.

Le précédent algérien en matière de terrorisme existe bel et bien puisque à la stratégie de manipulation médiatique engagée dès 1992 s'est superposée la tactique de contre-révolution pour dominer intégralement par la terreur la scène socio-économique. Après la mise en place de ces astuces de fourvoiement, toutes les sources de profit sans exception sont tombées entre les mains des décideurs.

Le terrorisme d'Etat est de ce fait une réalité algéro-algérienne qui ne peut plus être masquée quels que soient les efforts pourvus à la tache. Bien que le " Qui tue Qui " reste une énigme pour certains, pour la déchiffrer, il faut juste s'interroger sur l'opportunité des derniers massacres et de tous les massacres survenus à des dates politiquement importantes.

Se dissimulant derrière l'honneur de l'institution militaire les décideurs essayent d'esquiver toute demande de compte en bravant des slogans nationalistes qu'ils ont été les premiers à profaner. Il suffit d'examiner le passé du sinistre général Mohamed Touati pour se rendre compte de la supercherie du Mokh qui a les mains souillées de sang depuis les années cinquante.

Les prédicateurs de la paix du jour sont les incendiaires de naguère qui tentent véhément de réécrire l'histoire afin de falsifier ce qu'il y a de plus précieux : La mémoire. Ils passent du rôle de bourreau à celui de victime pour se mettre au diapason des nouvelles données internationales et tentent avec insistance d'imposer leur lugubre expérience comme une référence dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Ils ambitionnent par ce colloque dédié à la lutte mondiale contre le terrorisme de se laver du sang des dizaines de milliers d'Algériens en l'imputant aux monstres qu'ils ont aidé et à ceux qu'ils ont eux même créé.

Gloire à nos martyrs et Tahya El Djazair.

   
www.algeria-watch.org