Objet : lettre au Préfet, accès aux archives. Campagne pour l'ouverture des archives

A la suite du refus du préfet de police de Paris d'accorder à Jean-Luc Einaudi la possibilité de consulter les archives, nous vous proposons de lui adresser la lettre suivante. Je vous envoie donc, comme je l'avais annoncé au Colloque, un exemple de lettre qu'il est possible de lui faire parvenir. Si vous pouvez envoyer, et faire envoyer cette lettre ce serait fort bien. En vous en remerciant par avance. Bien à vous. O. Le Cour Grandmaison.

Préfecture de Police de Paris, 9 Bd du Palais. 75195 Paris RP

Monsieur Le Préfet,

Je vous écris en tant que .... .En effet, j'ai appris que vous veniez de refuser à l'historien, Monsieur Jean-Luc Einaudi, la possibilité de consulter des documents d'archives publiques à la Préfecture de Police de Paris. J'attire votre attention sur le fait que ce refus n'est pas conforme à une circulaire des services du Premier Ministre qui demandait aux Préfets et aux services responsables de répondre dans un délai maximal de trois mois aux demandes individuelles de consultation des archives. Or Monsieur Jean-Luc Einaudi a déposé sa demande auprès de vos services par une lettre datée du 17 novembre 1998, il y a donc presque 2 ans. Quant au fond, le Premier Ministre et Mme Catherine Trautmann, en tant que Ministre de la Culture, ont clairement exprimé le souhait de " faciliter les recherches historiques sur la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 et plus généralement sur les faits commis à l'encontre des Français musulmans d'Algérie durant l'année 1961. " Dans ces conditions, alors que des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour que la vérité soit faite sur ces événements dramatiques, votre décision me semble devoir être reconsidérée et je vous demande instamment de bien vouloir faire droit à la demande de Monsieur Jean-Luc Einaudi.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée. .

 

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