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APPEL et PETITION
à
l'occasion de la signature du contrat d'association entre la CE et l'Algérie
L'Algérie
après le 11 septembre :
et les droits de l'homme ?
Préambule
L'analyse
et l'appel qui suivent ont été rédigés avant
le paraphe, le 19 décembre 2001, de l'accord d'association entre
l'UE et l'Algérie. Le texte de l'accord, négocié
dans l'opacité la plus totale, nous est parvenu depuis. Comme
nous pouvions le craindre, l'UE considère le régime algérien
comme une véritable démocratie, puisque l'article 2 de
l'accord indique : " Le respect des principes démocratiques
et des droits fondamentaux de l'homme, tels qu'énoncés
dans la déclaration universelle des droits de l'homme, inspire
les politiques internes et internationales des parties et constitue
un élément essentiel du présent accord. "
Ce présupposé, contraire à la vérité,
a une conséquence implicite : pour l'UE, les violations quotidiennes
des droits de l'homme en Algérie sont le seul fait de "
terroristes ". Plus grave, elle propose même - et c'est une
nouveauté dans ce type d'accord - de coopérer avec le
gouvernement algérien en vue de " prévenir et de
réprimer les actes de terrorisme " (article 90). Cette disposition
stipule l'échange d'informations et l'extradition de personnes
incriminées. En bonne logique, cela veut dire que l'UE est disposée
à prêter main forte à un pouvoir dont les forces
de sécurité utilisent systématiquement depuis dix
ans la torture, les exécutions extrajudiciaires et les disparitions
d'opposants ou supposés tels.
Le renforcement de l'État de droit que l'UE souhaite pour l'Algérie
au travers sa coopération en matière juridique et judiciaire
(article 85) et de la lutte contre la corruption (articles 86 et 91)
apparaît bien théorique, puisqu'il est dit par ailleurs
qu'" aucune disposition de l'accord n'empêche une partie
contractante de prendre des mesures qu'elle estime essentielles pour
assurer sa sécurité en cas de troubles internes graves
" (article 101). Or, l'Algérie connaît toujours aujourd'hui
des " troubles internes graves ", et les " mesures prises
pour assurer sa sécurité " sont un état de
siège qui ne dit pas son nom, une répression toujours
aussi brutale et arbitraire (malgré certaines précautions
nouvelles), l'inféodation du pouvoir politique et judiciaire
au pouvoir militaire et le pillage continu des ressources nationales
par la corruption.
Avec cet accord avant tout économique et commercial, l'UE laisse
entendre que la libéralisation des échanges serait un
vecteur de paix, de sécurité et de prospérité
pour le peuple algérien. Mais on est loin : en soutenant aussi
clairement les généraux d'Alger, l'UE rend toute ouverture
politique improbable, ouverture qui seule, pourtant, garantirait la
paix et une coopération avec l'UE favorable à tous les
Algériens. C'est pourquoi il est important que les parlementaires
européens ne ratifient pas en l'état l'accord d'association,
et exigent de la Commission de Bruxelles des amendements et des initiatives
de soutien réellement utiles à tous ceux qui se battent
en Algérie pour une véritable démocratie.
Algeria-Watch invite donc à signer et à faire signer très
largement ce texte, avant le 28 février 2002. Après
cette date, cet appel, avec la liste de tous ses signataires, sera adressé
aux députés des différents États de l'UE
et du Parlement européen.
15
décembre 2001
pour
signer
: accord-non@algeria-watch.org
APPEL
"
Les dictatures ne se sont jamais aussi bien portées dans le monde
depuis le 11 septembre. " C'est en arrivant en exil à Paris,
le 8 décembre dernier, après des années de persécutions,
que l'opposant tunisien Moncef Marzouki a prononcé cette phrase
brutale (Le Monde, 11 décembre 2001). Évoquant les compliments
appuyés adressés par le président français
à M. Ben Ali lors de sa visite express dans les trois pays du
Maghreb, M. Marzouki a ajouté : " Il serait grand temps
que M. Chirac et tous les dirigeants occidentaux comprennent que ce
qui leur fait le plus peur - l'émigration et le terrorisme -
est la conséquence directe de la dictature et de la corruption.
"
M. Marzouki parle
d'expérience, celle de son pays. Mais son propos, à l'évidence,
vise plus large. Et comment ne pas le citer à l'heure où
l'Union européenne signe, le 19 décembre, un " accord
d'association " avec l'Algérie ? Le 12 avril 1995, la Tunisie
avait été le premier État du Maghreb à signer
un accord économique et politique de ce type avec Bruxelles : cet
accord a été depuis, pour le général Zine
el-Abidine Ben Ali, le principal sauf-conduit qui lui a permis impunément
de faire de son pays une " si douce dictature " (selon les mots
du journaliste Taoufik Ben Brik).
Citoyens des deux
rives de la Méditerranée, nous ne nous accommodons toujours
pas de cette complicité. Et nous refusons que le même procédé
serve aujourd'hui à donner carte blanche aux généraux
qui, depuis dix ans, ont plongé l'Algérie dans un tourbillon
d'horreur sans fin, pour pouvoir continuer à empocher chaque année
les milliards de francs de commissions clandestines qu'ils prélèvent
sur les flux d'importation et d'exportation.
Il est clair que
ces considérations n'ont jamais figuré dans l'" agenda
" des négociateurs de Bruxelles. Tout au long de ces années
de discussions préparatoires avec la partie algérienne,
ils ont préféré " faire comme si
".
Comme si les gouvernements successifs issus depuis 1992 de coups de force
ou d'élections truquées représentaient authentiquement
la démocratie algérienne. Comme si la lutte contre les groupes
armés islamistes, à quelques " bavures " près,
avait été menée avec les armes du droit. Comme si
l'économie algérienne était une économie "
normale ", susceptible d'être dynamisée par cet accord
d'association en facilitant son intégration dans le commerce mondial.
Mais nul ne doute
que les technocrates de Bruxelles, comme les gouvernements de l'Union
au nom desquels ils négocient, savent parfaitement à quoi
s'en tenir. Ils savent que leurs interlocuteurs " officiels "
ne sont que les figurants d'une " Algérie Potemkine ",
façade présentable construite et constamment contrôlée
par les généraux du " cabinet noir ". Ils savent
que l'état d'urgence, reconduit chaque année illégalement
depuis 1992, permet de régenter la société à
coup de décrets liberticides, mais que le gouvernement se révèle
incapable de réagir à une inondation catastrophique dans
sa capitale. Ils savent que la violence qui, depuis dix ans, a fait plus
de 200 000 morts, plus de 10 000 disparus, des millions de blessés,
d'orphelins et de déplacés (et plus de 500 000 exilés),
doit sans doute autant aux exactions des groupes armés islamistes
qu'à la " sale guerre " menée par le DRS (ex-Sécurité
militaire) et les " forces spéciales " de l'armée.
Et que la torture généralisée et le mitraillage des
manifestants, comme on l'a vu encore en 2001 en Kabylie, est la norme
pour le " maintien de l'ordre ". Ils savent que, depuis trois
ans, les dizaines d'assassinats et d'égorgements comptabilisés
chaque mois dans l'indifférence générale sont, pour
l'essentiel, le fait d'" escadrons de la mort " et de bandes
armées contrôlées ou manipulées par les "
décideurs ". Ils savent aussi que, à la faveur de la
" concorde civile " du président Bouteflika, des milliers
de criminels " repentis " descendus des maquis n'ont fait l'objet
d'aucun jugement et que nombre d'entre eux ont été intégrés
aux " services de sécurité ", dont beaucoup étaient
d'ailleurs issus (des agents doubles, " islamistes de l'armée
").
Ils savent, enfin,
que l'économie algérienne est sinistrée, au-delà
de l'entendement : plus de la moitié des jeunes sont sans emploi,
les familles s'entassent dans des bidonvilles ou des logements de misère
(où l'on doit dormir par roulement), l'eau du robinet n'est plus
disponible, pour la majorité, que quelques heures par semaine.
L'essentiel des biens de consommation courants est importé, les
industries produisant pour le marché local sont en ruines, et la
" privatisation " des entreprises publiques est une sinistre
farce. La corruption, du haut en bas du corps social, reste le dernier
ciment, pervers, d'une économie informelle qui permet au plus grand
nombre de survivre difficilement et à une infime minorité
de s'enrichir scandaleusement.
Et pourtant, Bruxelles
négocie et souhaite " s'associer " à l'Algérie
des généraux. Deux raisons, cyniques et brutales, à
cela. Une raison " stratégique " : ce pays est un fournisseur
essentiel de plusieurs États de l'Union européenne pour
le gaz et de pétrole (le seul secteur économique qui fonctionne,
représentant 97 % des recettes d'exportation, source première
des commissions qui nourrissent les " décideurs " et,
sans doute, des " rétrocommissions " dont bénéficient
depuis des années certains de leurs obligés en Europe).
Et une raison " idéologique " : face au " péril
islamiste ", mieux vaut soutenir des militaires notoirement corrompus
et sanguinaires (c'est la " doctrine Nixon " : " C'est
un fils de pute, mais c'est notre fils de pute ", appliquée
au cas du dictateur chilien Pinochet).
Depuis dix ans, les
généraux rentiers d'Alger ont parfaitement su jouer de ce
cynisme pour obtenir, dans leur guerre contre le peuple algérien,
le soutien politique et économique qu'ils attendaient de la communauté
internationale, de l'Union européenne et de la France, laquelle
donne le " la " au niveau mondial sur ce " dossier "
(car tout se passe comme si, aux yeux des États démocratiques
occidentaux, l'Algérie restait, quarante ans après son indépendance,
une " affaire intérieure " française). Et après
les tragiques événements du 11 septembre, ils ont forcé
leur avantage, comme l'a souligné sans détour le général-major
Mohamed Touati, conseiller à la présidence de la République,
souvent considéré comme le " cerveau " du "
cabinet noir " : " Ce que je souhaite en ces circonstances,
c'est qu'elle [l'Algérie] puisse détromper l'opinion internationale
qui a été abusée par des sources liées au
terrorisme international et au terrorisme qui sévit en Algérie,
notamment sur la réalité de ce qui s'y déroule "
(El Watan, 27 septembre 2001). Propos redoublés par ceux d'un "
haut responsable " algérien : " Le contexte international
est en notre faveur, nos demandes, notamment en matière de lutte
antiterroriste, sont aujourd'hui admises et comprises " (Le Quotidien
d'Oran, 9 décembre 2001).
C'est dans ce contexte
que s'inscrit la signature, le 19 décembre, de l'accord d'association
entre l'Union européenne et l'Algérie. Il est significatif,
à nos yeux, que celui-ci fasse l'impasse sur le " renforcement
de la démocratie et le respect des droits de l'homme " (pourtant
considéré comme l'un des engagements essentiels de la fameuse
" déclaration de Barcelone " adoptée lors de la
conférence euro-méditerranéenne de novembre 1995,
signée aussi bien par l'Algérie que par les États-membres
de l'Union européenne). Nous refusons qu'au nom des impératifs
de la lutte antiterroriste, l'accord d'association puisse couvrir la violation,
par les États signataires, des libertés publiques, comme
le laissent craindre les récentes expulsions, illégales,
vers l'Algérie de citoyens algériens résidents en
Europe.
Citoyens des deux
rives, nous partageons la même conviction: la lutte légitime
contre les criminels responsables du 11 septembre ne saurait en aucune
façon justifier le soutien aux autocrates qui contribuent à
les fabriquer. Nous savons que l'accord du 19 décembre ne pourra
être effectif avant que le Parlement européen et les parlements
des États concernés le ratifient. Du Parlement algérien
actuel, élu par la fraude, nous n'attendons rien. En revanche,
nous demandons instamment aux parlementaires européens de ne pas
ratifier cet accord économique sans exiger qu'il respecte la "
déclaration de Barcelone ". Et, dans l'immédiat, de
se mobiliser pour obtenir la satisfaction d'exigences élémentaires
: que le gouvernement algérien lève l'état d'urgence
et assure la liberté d'association et d'expression de la société
civile ; qu'il accueille les rapporteurs spéciaux de l'ONU sur
la torture et les disparitions forcées ; qu'une commission d'enquête
internationale impartiale puisse aller sur place pour établir les
responsabilités dans les violations des droits de l'homme, d'où
qu'elles viennent ; et que soit, enfin, constitué un tribunal pénal
international ad hoc, qui aura à juger les responsables, qu'il
s'agisse de terroristes islamistes ou d'acteurs du terrorisme d'État.
Parmi les 70 premiers
signataires de ce texte :
Algérie
:Lahouari Addi, Sociologue; Omar Benderra, consultant ; Sofiane Chouiter,
avocat ; Ghazi Hidouci, économiste ; Mahmoud Khelili, avocat ;
Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien ; Brahim Taouti, avocat ; Tassadit Yacine,
anthropologue.
Allemagne
: Karl Kopp, conseiller des affaires européennes à Pro Asyl;
Werner Ruf, politologue, Peter Strutynski, politologue
Belgique
: Jeanne Kervyn, sociologue.
Espagne: Gema
Martín Muñoz, sociologue.
France : Patrick
Baudouin, avocat, président d'honneur de la FIDH ; François
Burgat, politologue, CNRS ; Hélène Flautre, députée
européenne ; François Gèze, éditeur ; Gustave
Massiah, économiste ; Moncef Marzouki, Professeur et Médecin
de Santé publique Tunisien, en Exil à Paris depuis le 8
décembre 2001; Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue ;
Bernard Ravenel, enseignant ; Pierre Vidal-Naquet, historien ; Gilbert
Wasserman, revue Mouvements.
Italie : Anna
Bozzo, historienne ; Ferdinando Imposimato, avocat.
Royaume-Uni :
William Byrd, économiste.
Suisse : Marie-Claire
Caloz-Tschopp, enseignante et chercheur.
Tunisie: Sihem
Ben Sedrine, journaliste, éditrice; Khemais Chammari, consultant
international; Omar Mestiri, membre dirigeant du Forum Démocratique,
Tunis
Signer : accord-non@algeria-watch.org
-------------------------
Liste complète
des signatures (30.01.02): 272
Algérie
Amrouche Nassim, El Kseur
Sofiane Chouiter, avocat, membre du Comité directeur de la Commission
arabe des droits humains.
Safia Fahassi, professeur d'anglais et défenseur des droits de
l'homme.
Mahmoud Khelili, président du Syndicat national des avocats, militant
des droits de l'homme
Lyazid Madi, militant des droits de l'Homme
Adlène Meddi, journaliste-reporter a alger au quotidien l'expression
Mouloud Ould-Hamouda, Géomètre-Expert
S. Amine, Avocat et millitant des droits de l'homme
Belaid Sebti, ingenieur
Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien, militant des droits de l'homme
Salah Talbi, enseignant
Allemagne
Mustapha Addi , aide-soignant.
Christiane Addi , infirmière
Stephan Best, Lehrer
Dr. Hanne-Margret Birckenbach, politologue
Elke Blum, Lehrerin
Heinz Dammeyer,Sozialpädagoge
Mustafa Ibrahim
Mariette Junk, Organisatorin Neue Medien/Content
Monika Kadur (Menschenrechtlerin, Multimediaprojektmanagerin)
Meziane Kettou
Erhard Klein, retraité
Hella Klein, employée d'administration
Karl Kopp, conseiller des affaires européennes à Pro Asyl
Dr. Paul Krämer
Christel Kruse, Diplompsychologin, Psychotherapeutin
Beate Kube
Dorothee Lottmann-Kaeseler, Juristin/Sozialwissenschaftlerin
Salima Mellah, journaliste
Monika Prümmer, Dipl. Sozialarbeiterin
Simon Rilling
Werner Ruf, professeur de sciences politiques à l'université
de Kassel
Birgit Schmitz
Barbara Scholz
Christoph Steinbrink, Lehrer
Karin Stiehr, Sozialforscherin
Silke Studzinsky, avocate, Berlin
Dr. Peter Strutynski; professeur de sciences politiques à l'université
de Kassel
Rosi Wolf-Almanasreh de C. Esteves (Expertin Migrations- und Integrationsfragen)
Martin Zeis, enseignant
Belgique
Nadia Azami, Consultante informatique
Moez Boukhriss, Metteur en scène/comédien
Mathieu De Backer, Journaliste
Ouardia Derriche
Claudine Drion, Députée fédérale ECOLO, Belgian
Green Party MP
Dr Guy Kervyn,
Jeanne Kervyn, sociologue
Herman de Ley, helléniste, université de Gand
Thierry Thomas, historien
Armand Veilleux, abbaye de Scourmont
Olivier Vierendeels, juriste
Canada
Farid Benmalek, Formateur en Informatique
Houria Chami enseignante
Ali Haouchine, politologue
Mouloud Idir, Groupe de recherche et d'initiative pour la liberation de
l'Afrique (GRILA)
A. Ouaret
Ricardo Peñafiel, politologue, Montréal, Québec
Alessio Salerno, Montreal, Ingegnere
Muhend Sebti enseignant Montréal canada
Marie-Blanche Tahon, professeure à l'Université d'Ottawa
L'Hocine Yahia, Professeur et chercheur
Espagne
Francesc Espinet i Burunat
Mireya Forel, documentaliste, Femmes en Noir
Eva Garicano, professeur de Français
Ana Lafuente, directrice éditoriale de Ediciones B.
Gema Martín Muñoz, professeur de sociologie du monde arabe,
Université autonome de Madrid.
France
Nourredine Abdi, chercheur CNRS
Ramdane Achab, Enseignant de mathématiques
Lahouari Addi, Sociologue
AIRCRIGE: L'association internationale de recherches sur les crimes contre
l'humanité et les génocides
Mohand Alili, Président de la Fondation musulmane Errahmanîya
Mohand Ameziane, développeur de Linux
S.Amlikec. Traducteur
Rabha Attaf, journaliste, France
Jean-Yves Barrère, économiste
Patrick Baudouin, avocat, président d'honneur de la FIDH
Rachid Benaissa, Anthropologue, Paris
Omar Benderra, consultant
Hacène Benmansour : Ecrivain, France
Paul Bonnenfant, sociologue, directeur de recherche au CNRS, spécialisé
dans la sociologie du monde arabe actuel
Hassen Bouabdallah, Cinéaste, écrivain
Myriam Bouazzouni, Médiatrice
Mohamed Boulafrad , Président de l'association des Enfants d'Algérie
François Burgat, politologue, CNRS (Sanaa).
Madjid Chantout, regisseur
Jean-Charles Cabanel
Jocelyne Cesari, sociologue, CNRS, professeur invité à Harvard
University
Aboubakr Chraïbi, Université de Tours
Pierre Conesa
Catherine Coquio, MC à l'Université de Paris IV
Albano Cordeiro, économiste, sociologue, CNRS
Cordillera, Association franco/chilienne
Patrice Coulon, Responsable du secteur multimédia, Editions de
l'Atelier
Sharon Courtoux, Déléguée du Président de
Survie
Eric Coutellier, Informaticien
Monique Crinon, philosophe
Violette Daguerre, Psychologue, Présidente de la Commission Arabe
des droits humains
Bernard Dréano, président du Cedetim
Yves Dutier - Consultant - Paris
Hélène Flautre, députée européenne.
Bertrand Foly, comédien,
Harry Forster, traducteur
François Gèze, directeur des éditions La Découverte
Michel Gilquin, chercheur
Abdellali Hajjat, étudiant
Fawzi Hakiki, Animateur à radio Clapas
Ahmed Hanifi - Formateur
Ghazi Hidouci, économiste
Anne-Marie Hochet-Kibongui, sociologue, responsable Editions Cultures
Croisées
Monica Hostettler
Amina Kadi, enseignante et chercheur en mathématiques
Aurélia Kalisky, doctorante à l'Université Paris
III
Jean Kehayan, journaliste et écrivain
Abdelhackim Kihal, Cadre à la SNCF
Armelle Labadie, coordinatrice à l'association Survie
Elisabeth Lacroix, membre de Survie, Isère
Pascal Lecaille, étudiant en anthropologie
Makhlouf Idri, journaliste, Nancy
Youcef Mammeri, enseignant
Ahmed Manai, économiste
Haytham Manna, écrivain /Commission arabe des droits humains
Claudia Marinaro , italienne, etudiante en Communication Interculturelle
Khaled Melhaa, journaliste
Robert Ménard, secrétaire général de Reporters
sans frontières
Malika Khier Manai
Gustave Massiah, économiste
Marc Mangenot, économiste-sociologue
Moncef Marzouki, Professeur et Médecin de Santé publique
Tunisien, en Exil à Paris depuis le 8 décembre 2001
Zine Mazri, ingénieur
Jean-Jacques Méric
Véronique Nahoum-Grappe, Anthropologue,(CETSAH, EHESS-CNRS)
Naouel Nefissi, militante syndicale de la F.S.E
Riad Neggache, architecte
YvesQuintal, enseignant, Toulouse
H élène Piralian, Psychanalyste
Mondher Sfar, collectif de la Communauté tunisienne en Europe
Ginette Skandrani
Nedjma Talahite, enseignante
Perrine Terrier, chargée de projets, Moulins
Mustapha Tossa, journaliste
Pierre Vidal-Naquet, directeur d'études à l'EHESS.
Gilbert Wasserman, rédacteur en chef de la revue Mouvements
Tassadit Yacine, maître de conférences à l'EHESS
Italie
Annamaria Artiaco, Ispettrice scolastica
Belcastro Alessandro, ricercatore universitario
Anna Bozzo, historienne
Samuele Canonici - Monte San Vito (AN) - studente
Sara Corinaldesi, Student, Italy
Samir Derbal
Alessandra Faraone, Napoli Italia, architetto
Carleo Fiorella , Napoli, impiegata
Gianfranco Frelli, Jesi (AN), Mastro di arti espressive
Chiara Imposimato, magistrate
Ferdinando Imposimato, avocat, président adjoint honoraire de la
Cour suprême de cassation
Michel Iotti, Modena, Student
Leonardo Lombardi, geologo
Adele Lopreiato, Napoli Italia impiegata
Ettore Masina, ancien président du Comité pour les Droits
de l'Homme de la Chambre des Députés en Italie
Marco Massaglia, Torino, Italia, studente
Carmela Novarria, Milano, Studentessa
Francesco Postiglione, Napoli, Insegnante
Carlotta Saracco, Torino, Studentessa universitaria
Deborah Scolart, researcher
Alessandro Staffolani Jesi (AN), Studente
Paola Vadala, Napoli, Impiegata
Maroc
lahoussine Laanait, Professeur de l'Enseignement Superieur, membre de
l'AMDH, Rabat
Pays-Bas
Larbi Alili, chercheur universitaire
Mohamed El Anouar Koutchoukali, traducteur
Abdelali Ragad, journaliste
G.M. Roy
Pologne
Marcin Herman, étudiant, Varsovie, Pologne
Arezki Sadat, journaliste au quotidien Zycie, Varsovie (Pologne)
Royaume-Uni
Abdelhamid Brahami, économiste
William Byrd, économiste
Mohamed Denideni, Journaliste
Elhebib Djelfaoui, Musician
George Joffe, consultant
Alison Pargeter, Research Fellow, Kings College, University of London
Suède
Kaidi Mohamed, consult en info., analyste/programmeur et societe privée,
Kaidi Margareth, societe privée, aide consultante en informatique,
Kaidi Sammi, actionnaire;
Kaidi Donia, actionnaire;
Kaidi Zahia, actionnaire;
Kaidi Sonia, actionnaire;
Kaidi Sabrina, actionnaire;
Mario Malatesta, pensionnaire;
Pasqualino Malatesta, consult en informatique et www-design
Ruth Malatesta, teacher;
Robin Engström, Student;
Peter Engerhart, Teacher;
Göran Jansson, facteur;
Jesper Högdal, Student;
Peter Skog, Student;
Rickard Lund, student;
Metin Bihnan, businessman;
Jesper Björnesson, juriste;
Calle Svensson, student en juridique;
Maurice Abrahamsson, medecin;
Lena Svensson, student juridique;
Kjell Carlsson, photographe;
Rickard Berg, student;
Martin Jansson, Student;
Max Bengtsson, Student;
Richard Westergren, student;
Jakob Halen, student;
Michael Borgström, student;
Josefin Halen, student;
Christian Westergren, student;
Lars Borgström, präst;
Magnus Johansson, student;
Jonas Ahlblom, student;
Joakim Östman, student;
Niklas Öhrn, student;
Suisse
Jugurtha Aït-Ahmed, journaliste
Ahmed Benani, Politologue
Marcel Bosonnet, avocat, Zürich
Mostafa Brahami, universitaire, Lausanne
Michel Bühler, chanteur, écrivain.
Marie-Claire Caloz-Tschopp, enseignante et chercheur, Université
de Genève
Dr. Mourad Dhina, Genève
Pierre Guérini, Conseiller Municipal de la Ville d'Onex, Genève,
Suisse Vice-président du Parti socialiste cantonal genevois, membre
de la déclaration de Berne
Pascal Holenweg, politologue, Genève
Christiane Jaquet-Berger, députée, ancienne conseillère
nationale, présidente du Parti suisse du travail (POP)
Anne-Catherine Menétrey-Savary, Conseillère nationale, 1071
St.Saphorin (Suisse)
Kanyana Mutombo, rédacteur en chef de la revue africaine Regaf
Salah Ouadahi , journaliste
David Payot,
Jean-Claude Rennwald, député socialiste, et vice-président
de l'Union syndicale suisse (USS)
Carla Ruta, étudiante, Genève , Suisse
Professeur Pierre de Senarclens, Institut Etudes Politiques et Internationales,
Universite de Lausanne
Yann Le Tallec, ingénieur
Jean-Pierre Thorel, Secrétaire général du Conseil
Economique et Social, Genève
Maya Vollenweider Cunha Esteves, Genève, Suisse
Mohamed Juba Zerioul, Cadre Télécommunications
Tunisie
Sihem Ben Sedrine, journaliste, éditrice
Khemais Chammari, consultant international
Omar Mestiri, membre dirigeant du Forum Démocratique, Tunis
USA
Salah Badjou, Professeur, Boston
Karim Boughida, Information Architect, Los Angeles
Antonio Calabria, historien, San Antonio, Texas
Nathalie Fustier, New York
Rabah Seffal. Ingenieur, USA
Autres Signataires
Adel Abdelhaoui, Consultant informatique
Salah Ait Ahmed, juriste
Amar Almasude
Henri Bacry, professeur émérite à l'Université
de la Méditerranée.
Elena Baldassarri, étudiante
Leo Bombardi
M. Boughattas
Mohammed Bouzidi, consultant IT, Norvège
Iskander Debbache, journaliste, Buenos aires, Argentine
Rachid Deneg, Enseignant
Ghislaine Dupas
Gabor Halmai, student, Hungary
Saïda Keller-Messahli, journaliste
Abdessalem Lassoued , Physico-Chimiste
Lyazid Madi, étudiant et militant des droits de l'homme
Othmane Mheni
Ali Nekaa, journaliste
Moha Ouhssain,Groupe Action Amazigh, Rabat, Maroc
Yahia Sahraoui, technicien
Francis Schwan
Kirsten Sorensen
Brahim Taouti, avocat
Rossana Vandro
Mag. Manfred Wieninger, e. h., Schriftsteller
algeria-watch
en francais
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