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Echarq El Awsat publie ce qu'il affirme être
les accords Pouvoir-AIS
Noureddine Azzouz, La Tribune 20 Décembre 1999
Le quotidien arabophone de Londres Echarq El Awsat a publié, samedi dernier, le résumé de ce qu'il affirme être les accords Pouvoir-AIS qui ont abouti le 21 septembre 1997 à l'annonce par Madani Mezrag, «l'émir national» du bras armé de l'ex-FIS, d'une trêve unilatérale. Sous réserve de l'authenticité du document analysé par le quotidien londonien, les informations rapportées corroborent toutes les informations et les hypothèses que la presse nationale a données depuis deux années déjà.Le journal rappelle que l'accord a été signé le 20 août 1997 entre le général Smail Lamari et Madani Mezrag. Et que le document porte le sceau «de la république algérienne démocratique et populaire, du MDN».Pour le reste, il s'agit, selon le quotidien, d'un document de cinq pages. Sa caractéristique principale, encore une fois sous réserve de l'authenticité du document circulant à Londres, serait de ramasser avec un souci de détail les points suivants : 1. «l'amnistie générale en faveur de tous les groupes trêvistes».
2. Considérer tous ceux qui sont morts durant ces années de violence comme des victimes de la tragédie nationale.
3. Prise en charge totale et compensation par l'état de toutes les victimes.
4. L'arrêt définitif des hostilités par l'AIS et les groupes ayant rejoint la trêve.
5. Création d'une commission mixte de suivi des contacts entre l'ANP et l'AIS.
6. Création d'une commission interministérielle composée des ministères de la justice et de l'intérieur devant superviser l'élargissement des personnalités de l'ex-FIS dans un délai de 18 mois.
7. La concentration de toutes les factions de l'AIS et des autres groupes armés dans des points précis sous le contrôle de l'ANP.
8. L'intégration de ces éléments dans des unités spéciales de lutte contre les groupes terroristes.
9. L'inventaire de toutes les armes et munitions en possession des groupes trêvistes.
10. évacuation des familles des éléments trêvistes en des lieux sûrs et éloignés des zones d'opérations antiterroristes.
11. Elaboration d'une loi comme cadre juridique à la trêve.
12. la reconnaissance par l'AIS de l'ANP «comme la seule armée en Algérie» et «comme étant l'émanation de la glorieuse ALN».
13. «l'arrêt définitif de toutes les actions armées avec l'engagement de ne prêter aucun soutien direct ou indirect à une quelconque faction ou groupe terroriste à travers le territoire national.
Enfin, le point qui risque de faire des vagues et de raviver une polémique déjà passionnée concernerait, selon le journal londonien, «le retour de l'ex-FIS sur la scène politique nationale». Avec, cependant, une précision de taille : ce retour est conditionné, selon la même source, par la création d'un nouveau sigle conduit par une nouvelle direction n'ayant rien à avoir avec les «historiques» de l'ex-FIS. Ce nouveau parti, ajoute la même source, devrait être «conforme aux dispositions de la constitution de 1996 et à la loi organique relative aux partis politiques, reconnaissant ainsi le caractère républicain de l'Etat, le multipartisme et les principes démocratiques».
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