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REACTION DU FFS Le FFS n'a pas cessé depuis janvier 92 de préconiser une issue politique, pacifique, démocratique et globale à la crise que vit le pays. Il n'a eu cesse d'encourager par ailleurs, toute initiative visant à réduire le niveau de violence et préserver des vies humaines. Seulement l'entêtement du pouvoir à refuser toute solution politique n'a fait qu'aggraver la situation. Ainsi en était il de l'offre de paix des signataires du Contrat National récusée globalement et dans le détail. Une offre de paix qui s'inscrivait dans une démarche politique transparente avec un contenu démocratique réel, contrairement à la logique du pouvoir qui élude la question politique et réduit le problème de la violence à sa seule dimension sécuritaire et militaire. Le FFS rappelle à l'opinion nationale et internationale qu'il avait affirmé, au moment du refus du Contrat National, que le pouvoir tôt ou tard, ira négocier avec les groupes armés dans les maquis. Aujourd'hui un accord Armée /AIS, conclu en 1997 et dont on ignore à ce jour les termes, vient d'être " révélé ". Le FFS exige que le contenu de l'accord soit rendu public. Le FFS tout en saluant toute initiative de retour à la paix, ne saurait cautionner tout accord qui ne s'inscrit pas dans une perspective démocratique de sortie de crise. En effet, ni la société ni les forces politiques n'ont été associées, alors que cette question concerne l'ensemble des Algériennes et Algériens. Le FFS dénonce les manoeuvres opaques des décideurs qui ne cessent d'instrumentaliser à leur guise les niveaux de violence pour prendre en otage la société et l'empêcher d'exercer ses droits et ses libertés. Le FFS considère que le discours de Bouteflika qui fait l'impasse sur la démocratie et les libertés fondamentales ne fait que confirmer la tentation totalitaire d'un pouvoir sans légitimité. Le FFS rappelle que la paix est indissociable de la démocratie et que toute démarche qui fait l'impasse sur celle-ci n'est que manipulation et ne peut qu'échouer et aggraver l'instabilité. Le FFS considère que seul un compromis historique pour la paix et la démocratie permettra le renouveau de l'Algérie. 24 juin 1999
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